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Traduction, fission et trahison. «L’hologramme» de J. Robert Oppenheimer dans «Le Désert mauve» de Nicole Brossard

Carolina Ferrer
couverture
Article paru dans Des fins et des temps: les limites de l’imaginaire, sous la responsabilité de Jean-François Chassay, Anne Élaine Cliche et Bertrand Gervais (2005)

Le 11 septembre 2002, une flamme éternelle a été allumée à Battery Park par le maire de New York pour commémorer le premier anniversaire de la mort des victimes de l’attaque terroriste. Depuis l’effondrement des tours jumelles, les médias n’ont cessé de rediffuser les images apocalyptiques de l’autrefois tout-puissant World Trade Centre, maintenant réduit en cendres. Si cette agression constitue bien le premier attentat sur le vaste territoire des États-Unis, Battery Park n’est pas le premier Ground Zero. Le premier emplacement ainsi baptisé, résultat des expériences nucléaires menées par le gouvernement américain, fut Los Alamos. Au milieu du désert du Nouveau Mexique, un obélisque en pierre volcanique porte la légende: «Ici le premier engin nucléaire a explosé, le 16 juillet 1945». La mise au point d’une arme qui pouvait mettre fin à la guerre avait impliqué la collaboration de scientifiques, de militaires et d’entrepreneurs. Réunis dans le cadre du programme «Manhattan Project», des milliers d’hommes participèrent secrètement à l’élaboration de la bombe atomique. Ce Ground Zero constitue une balise de l’Histoire; il indique un virage fondamental dans l’évolution de l’art de la guerre.

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