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La traduction fictive en tant qu’élément érotique dans le roman «Elles ne se rendent pas compte» de Boris Vian

Andrew Branch
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Article paru dans Traduire le texte érotique, sous la responsabilité de Pier-Pascale Boulanger (2013)

En 1950, le court roman «Elles se rendent pas compte» parut en France, annoncé comme la traduction du quatrième roman de Vernon Sullivan, auteur afro-américain dont l’œuvre était trop controversée pour être publiée dans son propre pays. Le texte présente une version subversive du roman noir: le secours d’un jeune mondain qui se frotte à des personnages douteux dans un univers où l’homosexualité, le travestisme, et la supercherie des sexes soustendent les nombreuses aventures sexuelles des protagonistes.

En 1950, le court roman Elles se rendent pas compte parut en France, annoncé comme la traduction du quatrième roman de Vernon Sullivan, auteur afro-américain dont l’œuvre était trop controversée pour être publiée dans son propre pays. Le texte présente une version subversive du roman noir: le secours d’un jeune mondain qui se frotte à des personnages douteux dans un univers où l’homosexualité, le travestisme, et la supercherie des sexes soustendent les nombreuses aventures sexuelles des protagonistes. Ces deux derniers motifs constituent une érotique de la transformation qui fonctionne à l’échelle du texte. Nous les considérerons en tandem avec le fait que Vernon Sullivan était en fait un pseudonyme, afin de répondre à la question de savoir comment l’adaptation présumée du roman de l’anglais au français contribue à une telle érotique.

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