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«Détruire, dit elle.» Ruine et échec chez Marguerite Duras

Isabelle Thisdale
couverture
Article paru dans Poétiques de l’absence chez Marguerite Duras, sous la responsabilité de Marie-Hélène Boucher, Eftihia Mihelakis et Martine Delvaux (2012)

Nous nous proposerons de concevoir l’oeuvre de Marguerite Duras comme une oeuvre de l’échec; un échec qui serait une condition de génération de l’oeuvre. Il n’est donc pas question que l’oeuvre durassienne soit manquée: il faut plutôt parler d’une esthétique de l’échec ou encore, plus précisément, d’une esthétique de la ruine, qui serait à la fondation même de l’oeuvre: «Au commencement il y a la ruine. Ruine est ce qui arrive ici à l’image dès le premier regard», écrit Derrida dans ses Mémoires d’aveugles. Ce «premier regard» engendrant la ruine est, dans l’oeuvre de Duras, le visage même de l’écrivaine et il est longuement décrit dans les premières pages de L’amant.

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