Article d'une publication

Le reflet de l’espace comme reflet de soi. Réflexions sur «Suprêmes Visions d’Orient» de Pierre Loti

Joanne Falardeau
couverture
Article paru dans Pratiques de l’espace en littérature, sous la responsabilité de Rachel Bouvet et François Foley (2002)

Sur le paquebot qui doit le reconduire chez lui, le narrateur de Suprêmes Visions d’Orient nous révèle sa perception particulière de l’espace. C’est un ultime regard, lucide, qui sait reconnaître l’illusion qui se glisse entre l’oeil et l’objet de sa contemplation. Mais c’est peut-être aussi dans la subjectivité de l’esprit que se crée l’espace poétique de son récit fabriqué à partir de souvenirs, de sensations et d’expériences uniques. Nous supposons que le narrateur nous livre dans ce récit de voyage un espace d’horizons reconstruit à partir de lui-même. C’est dans la perspective de vérifier cette reconstruction que nous nous attarderons à une analyse de la relation étroite entre l’espace et le sujet qui nous le donne à lire. Nous étudierons tout d’ abord le paysage comme fresque descriptive, puis les métaphores de l’eau et de la lune avant d’explorer les limites entre lieux privés et publics.

Ce site fait partie de l'outil Encodage.