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Le désert onirique du «Double conte de l’exil»

Nathalie Prud'homme
couverture
Article paru dans Désert, nomadisme, altérité, sous la responsabilité de Rachel Bouvet, Virginie Turcotte et Jean-François Gaudreau (2000)

Comment définir l’altérité? Si les définitions peuvent être multiples, elles demeurent cependant partielles. Une amorce de réflexion au sujet des liens entre la représentation de l’altérité et celle du désert à partir du roman de Mona Latif Ghattas, Le double conte de l’exil, me porte à envisager ce concept particulièrement dans sa dimension énonciative. Les interactions entre les personnages, leur façon de se concevoir par rapport à l’autre, d’octroyer ou non le droit de parole se structurent à partir des concepts de tiers exclu et inclus, ainsi que des figures de l’altérité (univoque, réciproque et inverse). Dans ce cas précis, la représentation romanesque de l’altérité est celle du malaise, ces mots de Latif Ghattas, «j'(écris) pour transfonner un oedème en poème» conviennent tout aussi bien au personnage de Fêve, qui écrit dans l’espoir d’atténuer sa douleur et de s’intégrer à une nouvelle société. Mais avant d’entrer dans le vif de l’analyse, il me semble indiqué de s’attarder aux aspects théoriques de la représentation de l’altérité.

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