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Jeux de miroirs dans les romans de Nadia Ghalem «Les jardins de cristal» et «La villa désir»: réflexions sur la condition migrante

Roxana Ibrahim
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Article paru dans Imaginaire du roman québécois contemporain, sous la responsabilité de Petr Kyloušek, Max Roy et Józef Kwaterko (2006)

Nadia Ghalem, écrivaine et poète québécoise contemporaine d’origine algérienne, représente une voix, de plus en plus prégnante, des femmes arabes qui, en général, s’identifient à elle. Elle avait traversé un double exil intérieur: celui d’immigrant, âme toujours errante, loin de son pays natal qu’elle remémore avec nostalgie amère et douce à la fois, et celui de femme arabe, dont la liberté d’expression surgit claire, pure et toujours étonnante comme un rayon de soleil reflété dans un miroir de cristal.

Les symboles du miroir, du verre et du cristal traversent comme un fil rouge les deux romans de Nadia Ghalem Les Jardins de cristal et La Villa désir qui sont structurés à la manière des réflexions dans des miroirs arrangés en divers angles. Selon Gilbert Durand on peut parler de trois types de miroirs archétypaux: le miroir qui réfléchit le monde (celui de Zeuxis), le miroir qui réfléchit l’homme et les profondeurs psychologiques (celui de Pygmalion) et le miroir qui se réfléchit soi-même (celui de Narcisse). je me propose d’analyser la symbolique du miroir dans les deux romans mentionnés en prenant pour point de départ la catégorisation proposée par Gilbert Durand.

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