Séminaire Figura, 12 janvier 2024

En pleins milieux – Les savoirs expérientiels et les mises en récit des milieux aquatiques et forestiers au Québec

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Magali Uhl, Maxence Martin et Martin Beauregard sont invité·es pour présenter leurs projets respectifs à l’occasion de cette onzième séance du séminaire Figura «L’Imaginaire comme éthique» animée par Rachel Bouvet.

Communications de l’événement

Magali Uhl

Quels apports de la sociologie visuelle pour saisir les mutations de la ville canadienne au 21ème siècle

Magali Uhl présente son projet collaboratif à la croisée entre sociologie et arts. Elle revient sur l’enquête urbaine menée dans un quartier de Vancouver, retraçant l’histoire de ce territoire par l’image photographique en et essayant de donner à voir ce qui n’est plus, et d’imaginer dans le futur par le biais de collages, numérique et analogique, d’artistes à partir de son travail.

Magali Uhl est professeure au département de sociologie de l’UQAM, membres chercheuse au CELAT et collaboratrice au RéQEF. Le rôle des images et de l’art dans la connaissance du social est au centre de son programme de recherche au même titre que les méthodologies créatives et les nouvelles écritures sociologiques elle a commissarié dlexposition Écran total au Centre de Design de l’UQAM en 2021 et elle fait partie de la chair de recherche en études et pratiques curatoriales. Ses derniers travaux de recherche explorent les effets inégalitaires des dérèglements climatiques à Vancouver dès 2017 et depuis 2022 sur le littoral habité des Îles de la Madeleine où elle conduit le projet collaboratif Solastalgie Créatrice.

Maxence Martin

Symphonies boréales

Maxence Martin explique la genèse et les enjeux de son projet Symphonies boréales, une œuvre artistique diffusée à plusieurs occurrences par le biais de médias différents. Cette pièce a été réalisée à partir des données récoltées des forêts âgées pour tenter d’expliquer la façon dont elles vivent et se développent, et ainsi de sensibiliser le public à la réalité de leur mise en danger par l’intervention humaine.

Maxence Martin est professeur d’écologie forestière à l’Institut de recherche sur les forêts de l’UQAT depuis juin 2022. Son parcours combine formation technique et académique en écologie forestière et aménagement forestier, se terminant par l’obtention d’un doctorat en biologie à l’UQAC en 2019. Ses travaux de recherche s’intéressent notamment à l’influence des perturbations naturelle et humaine sur la structure la dynamique les habitats et les services écosystémiques des forêts Boréales et depuis 2019, il explore aussi l’interaction entre les arts et les sciences par l’intermédiaire du projet Symphonies boréales qui met en musique les cernes de croissance annuelle de plusieurs centaines d’arbres constituant une vingtaine de vieilles forêts du Québec alors en collaboration avec des artistes et des scientifiques. Il explore comment différentes approches créatives permettent de présenter les connaissances en écologie forestière sous une nouvelle perspective.

Martin Beauregard, Maxence Martin & Magali Uhl

L’impression 3D de résidus industriels forestiers en pratique de l’art environnemental

Martin Beauregard donne un panorama de ses projets artistiques, notamment des créations d’environnements numériques directement liés à des phénomènes socio-politiques et économiques générés par l’anthropocène. Il revient notamment sur l’utilisation de matières organiques, et de la représentation d’objets du quotidien comme traces chargées de mémoire.

Martin Beauregard est artiste et professeur en création et nouveaux médias à l’UQAT. Il a effectué un doctorat à l’UQAM en études et pratique des arts, et un doctorat en art art plastique et musicologie de l’université Panthéon Sorbonne. Ses recherches s’articulent autour de l’étude et de la pratique narrative de l’art environnemental et de la culture numérique. Il est également cofondateur du laboratoire intersectoriel d’impression 3D en arts, sciences naturelles et génie le projet L’Impossibilité d’une île qui est commencé en 2017 participe de l’exploration et du développement de narration évolutive au travers de la création d’un écosystème virtuel. Il en résulte des installations prenant la forme de vidéos algorithmiques ou de séries photographiques qui renvoient à la fois à des phénomènes migratoires, leurs enjeux sociaux et climatiques ainsi que liés à la traduction de données économiques. Ses recherches abordent également la question de l’écologie entre les arts, les sciences et la technologie, notamment au sein de collaboration et de projet à caractère intersectoriel plus spécifiquement entrant dans l’impression 3D de résidus industriels forestiers et miniers. Il s’intéresse aussi à la relation au territoire rural, au cycle de vie des objets, à l’histoire des déchets, à la transformation et aux métamorphoses de la matière organique et minérale et à la construction des imaginaires culturels en milieu industriel.

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