Colloque, 17 novembre 2021

«What’s in a name?» «Frankenstein» et ses nombreuses variantes

Jean-François Chassay
couverture
L’ombre de Frankenstein ou le pouvoir d’une œuvre, événement organisé par Jean-François Chassay et Elaine Després

La créature n’a pas de nom, c’est le signe même de sa quête d’identité. Elle est pourtant régulièrement associée à un nom, qui est la démonstration même d’une incompréhension du roman, puisqu’on la confond avec son créateur en lui accordant le nom de Frankenstein. Pourtant, d’une part, c’est une manière de signifier que le savant et sa créature sont le double l’un de l’autre. D’autre part, les éditions du livre présentent souvent en couverture un dessin du monstre traversé par le titre, ce qui rend ce rapprochement presque naturel. Sur l’origine de ce nom, l’hypothèse la plus traditionnelle consiste à y voir un mixte de deux personnages tirés d’un livre de Matthew Gregory Lewis: Frankheim, tiré de Mistrust et Falkenstein tiré de Tales of Wonder, ce qui vient accentuer l’influence gothique du roman. Au-delà de l’origine du nom, Jean-François Chassay s’intéresse à son adaptation; le nom même de Victor Frankenstein a été trituré, ridiculisé et déconstruit de bien des manières depuis maintenant deux cents ans. Il y a les problèmes d’identité du monstre, mais l’identité de Victor Frankenstein paraît elle-même bien instable.

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