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Actualité de la «fonction-auteur». Entre disparitions et résurrections successives

Charles Robert Simard
couverture
Article paru dans Figures et discours critique, sous la responsabilité de Sylvain David et Mirella Vadean (2011)

L’époque dite et inscrite comme étant «postmoderne» est de nos jours couramment associée, tant pour l’expliciter que pour la critiquer, à une pensée à la fois historico-conceptuelle et culturelle de l’«après», de l’a posteriori, de l’épuisement, de la déception, bref de la succession malheureuse. La magie du terme -le postmoderne comme dépassement, excès, débordement, transcendance!- a perdu de la force illusionniste et prestidigitatrice qui avait fait sa renommée, autant théorique que pratique. L’heure est à un cynisme et à une incrédulité forcément ironiques: là où cette postmodernité avait douté de toute «présence ontologique» dans le but de la dépasser, du moins de la recombiner, de la re-présenter, il vaut mieux désormais douter de la postmodernité elle-même et, sans doute, revenir à la stabilité éprouvée de quelques bons vieux schèmes systématiques.

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