Journée d'étude
Université du Québec à Montréal

L'absence chez Jean Echenoz

Vendredi 16 Mars 2018

 

Présentation de la journée d'étude

La journée d'étude, organisée par Sara Bédard-Goulet et Olivier Parenteau, a eu lieu à l'Université du Québec à Montréal le vendredi 16 mars 2018.

«La question centrale de mes livres, au fond, c’est la disparition.»

Ces propos tenus par l'auteur contemporain français Jean Echenoz rappellent qu'au-delà de l'effacement thématique qui touche notamment ses personnages (souvent fuyants) et les lieux qu'il représente (fréquemment vides), on peut faire l’hypothèse que c’est l’absence qui travaille toute cette œuvre, de son processus créateur à sa réception. L’absence s'y décline sous plusieurs formes et c’est l’un des objectifs de cette journée d’étude que d’explorer ses variations dans l'ensemble des récits et des romans d’Echenoz.

 

Programme de la journée d'étude

Cliquez sur le titre d'une communication pour accéder à l'archive audio/vidéo.

 

Séance 1

 

Séance 2

 

Séance 3

  • Manon Delcour (Université Saint-Louis). «Voir, c'est voiler: dispositif perspectif, grille et trou dans L'Occupation des sols» [Communication non disponible]
  • Sophie Ménard (UQAM). «Échapper à la détection: Nitrox d'Échenoz»

 

Séance 4

 

Organisation de la journée d'étude

Sara Bédard-Goulet est professeure d'études romanes à l'Université de Tartu en Estonie. Elle a soutenu sa thèse de Lettres modernes à l’Université de Toulouse-Jean Jaurès (France) en cotutelle avec l’Université de Montréal, thèse qui portait sur le potentiel thérapeutique du dispositif littéraire, notamment auprès d’un public souffrant de psychose. Elle a aussi été stagiaire postdoctorale au Centre de recherche Figura, où elle menait une recherche sur l'habiter dans l'oeuvre romanesque de Jean Echenoz.

Olivier Parenteau est chercheur régulier à FIGURA, le Centre de recherche sur le texte et l'imaginaire. Il a complété une thèse à l’Université McGill sur les représentations poétiques de la Première Guerre mondiale. Il s’intéresse à la poésie des XIXe et XXe siècles et, plus particulièrement, à la topique guerrière. Il a aussi travaillé sur l’œuvre d'Aragon. Olivier Parenteau enseigne actuellement au Cégep de Saint-Laurent. Il est aussi membre du CRIST (Centre de recherche interuniversitaire en sociocritique des textes).

Pour citer ce document:
Bédard-Goulet, Sara et Olivier Parenteau, (org.). 2018. L'absence chez Jean Echenoz. Journée d’étude organisée par Figura, le Centre de recherche sur le texte et l’imaginaire. Montréal, Université du Québec à Montréal, 16 Mars 2018. Document audio. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. <https://oic.uqam.ca/fr/evenements/labsence-chez-jean-echenoz>. Consulté le 29 novembre 2022.

Le bal des absences: la Grande Guerre dans 14 d'Echenoz

«S’il est de notoriété critique que la fiction étale ses atours dans l’ensemble de l’œuvre echenozienne, dans le cas particulier de 14 il serait plus juste de dire qu’elle s’exhibe ostentatoirement. En effet, cette œuvre se présente comme une sorte de roman synthèse où se relie l’essentiel de ce qui a déjà été écrit sur la Grande Guerre dans le roman français.»

Échapper à la détection: «Nitrox» d'Échenoz

«Connus pour leur inventivité et leurs machinations, les récits de Jean Echenoz bouleversent les manières de raconter et offrent une mise en scène de la machine littéraire. À partir d’une étude des paradoxes de la narration à l’œuvre dans une courte nouvelle intitulée "Nitrox", je voudrais reprendre ces questions narratologiques en mettant en place une sorte d’anthropologie des techniques narratives dans laquelle il s’agira de reculturer l’art du récit.

Dits SDF: l'absence de logis dans L'Équipée malaise, une interrogation échenozienne de l'habiter

«Mon intérêt pour l’habiter dans l’œuvre d’Echenoz m’a amené aujourd’hui à m’interroger par la négative sur son absence. À partir de la forme plus spécifique de l’absence d’habitation et, donc, des personnages dits “sans domicile fixe”. Si l’errance est chose courante dans l’œuvre de Jean Echenoz, l’absence complète de logement l’est moins. La figure du sans-logis est toutefois abordée sous la forme de l’itinérance voyageuse de Victoire dans Un an et de celle plus délimitée de Charles Pontiac dans L’Équipée Malaise

Où est passé le roman policier? Disparition et saturation chez Jean Echenoz

«On le sait, chez Echenoz, les gens et les objets ont une propension assez hors du commun à s’égarer, à disparaître et à s’évaporer. Ce qu’on constate, c’est que ces disparitions suscitent la plupart du temps des enquêtes et sont donc l’un des moteurs narratifs privilégiés. Mais en même temps, l’intrigue, bien qu’elle revête les apparences du polar dans un certain nombre de textes, ne parvient pas vraiment à adhérer aux schémas attendus du roman policier.