ALN|NT2, dossier thématique, 2008

Webcomics

Gabriel Tremblay-Gaudette
cover

Sous-titre: Accessibilité, inventivité et réseautage

Définition

Est qualifiée de «webcomic» (ou bande dessinée en ligne, bien que la pratique courante en français est d’employer le terme anglais) toute production artistique faisant un usage exclusif du médium de la bande dessinée et produite en vue d’être diffusée en ligne. Dans certains cas, les webcomics font usage de dispositifs liés au support de diffusion en vue de provoquer des effets particuliers, comme la création d’une «planche infinie», l’ajout d’une bande sonore parfois synchronisée au récit, l’inclusion d’animations de certains éléments graphiques dans une case, la création d’un récit hypertextuel où l’internaute navigue librement dans une planche aux proportions parfois immenses, ou encore la mise en ligne d’une archive séparée en différents arcs narratifs. Certains artistes emploient le format du blogue (carnet) afin de mettre en ligne des illustrations (narratives ou non) ou des récits cours sur une base plus ou moins régulière. Certains de ces carnets de bédéistes sont par la suite repris par des éditeurs qui en publient les meilleurs extraits sous forme d’albums.

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Bien avant l’explosion du Web 2.0, certains artistes de bande dessinée avaient entrevu les possibilités du Web, un lieu de diffusion virtuel à l’espace de stockage pratiquement illimité et très difficile à censurer. Les premières séries de webcomics (ou bande dessinée en ligne) se centraient davantage autour des mêmes thèmes: informatique, chroniques autobiographiques et jeux vidéos. Depuis, la variété des sujets abordés par les webcomics est pratiquement infinie, et certains artistes ont tiré avantage des possibilités offertes par le médium sur son support informatique pour tenter des expériences formelles et des croisements avec d’autres médiums qui dépassent de loin ce qui était possible et imaginable de créer sur papier. Plus intéressant encore, les artistes ont profité des possibilités de réseautage inhérentes au Web pour créer des communautés de bédéistes aux intérêts semblables et mettre en ligne des portails offrant des liens vers des centaines de webcomics, ce qui permet à un internaute peu initié à cette pratique artistique du Web de découvrir des dizaines de sites en quelques minutes.

Naissance d’une nouvelle forme de BD

La bande dessinée est apparue sur le Web bien avant la montée de l’économie en ligne. La première apparition de la bande dessinée en réseau remonte au 15 avril 1992, alors que Hans Bjorndahl mettait en ligne sur le réseau USENET le premier strip de sa série Where the Buffalo Roam sous format GIF . Évidemment, à ce stade embryonnaire du développement du réseau Internet, les bandes dessinées de cet étudiant collégial du Colorado (et de plusieurs autres étudiants bédéistes qui ont suivi son exemple dans les mois suivants) n’ont pu rejoindre que les quelques rares lecteurs du Michigan, de l’Ohio et de la NASA qui avaient accès à cette version primitive du World Wide Web. N’empêche, la naissance des premiers webcomics ont précédé de cinq ans le lancement du moteur de recherche Google.

Cependant, le «véritable» premier webcomic réalisé sur logiciels informatiques et destiné uniquement à une diffusion en ligne, est apparu en 1995 sous la forme de Argon Zark. Le pionnier Charley Parker, un designer indépendant de sites Web, a appliqué ses connaissances informatiques versatiles et créé une série d’aventures grâce à une palette d’outils très variés (Photoshop, Bryce, Kai, Power Tools), ce qui a conféré une esthétique particulière à ses planches. Les aventures insolites d’un programmeur informatique, flanqué d’une charmante assistante et d’un chien-robot (qui, à son insu, préfigure le Aibo de Sony) ont ceci de particulier qu’elles se déroulent sur le Web. En effet, Argon, le protagoniste principal, est aspiré dans «l’autoroute de l’information», et la manière naïve dont le Web est présenté démontre bien la vision optimiste que Parker (et ses contemporains) entretenait à l’égard de cette nouvelle technologie avant l’an 2000.

En plus de pouvoir créer des images à mille lieues du dessin sur papier, la connaissance des outils informatiques de Parker lui a également permis d’incorporer des effets visuels jusqu’alors inédits dans le monde de la bande dessinée imprimée: séquences animées, transitions dynamiques entre pages, hyperliens et autres gadgets ont contribué à évoquer les possibilités d’innovation propres aux webcomics. Cependant, les premières expérimentations de Parker, aux couleurs psychédéliques et à l’apparence très mécanique en comparaison du dessin organique des bédéistes traditionnels, n’ont pas eu de conséquence sur la composition des histoires, les différents effets spéciaux greffés dans les planches virtuelles de Argon Zark n’arrivant pas à apporter davantage au niveau de la narration. Aussi, les efforts considérables déployés par Parker afin d’offrir un produit final riche et élaboré occasionnaient un inconvénient important: la visualisation de ses pages lourdes en information entraînait un temps de téléchargement pouvant aller jusqu’à plusieurs minutes.

Liberté éditoriale

Les successeurs de Parker dans le champ des webcomics ont retenu des leçons du désagrément lié à la durée du téléchargement et ont opté en grande majorité pour un format beaucoup plus accessible et occasionnant un temps de téléchargement presque instantané. Le strip de trois ou quatre cases en noir et blanc pouvait être réalisé plus rapidement, ce qui permettait aussi de mettre à jour son site sur une base plus régulière. Ceci a également eu comme effet de donner une prévalence à l’humour dans les webcomics, puisque le gag s’est toujours bien accommodé de la formule à trois cases et le comic strips les plus connus, comme Peanuts de Charles Schultz, Garfield de Jim Davis et B.C. de Johnny Hart ont consacré la forme humoristique comme prédominante dans la section bande dessinée des journaux quotidiens.

Les propos tenus par les protagonistes des strips publiés en ligne ont quelque chose de très rafraîchissant: non seulement les jurons peuvent être employés sans la moindre forme de retenue, mais des types d’humour plus scabreux ou corrosifs, qui n’auraient pas leur place dans les pages d’un grand quotidien, ont trouvé un terrain d’adoption sur le Web. L’absence de contrôle éditorial est manifeste dans des séries comme Get Your War On, où des protagonistes lancent de longues tirades remplies d’invectives à l’attention du gouvernement de George W. Bush, ou encore dans les échanges caustiques entre les deux protagonistes de Penny Arcade, un webcomic qui aborde l’univers des jeux vidéos de manière plus mature et cinglante que ne peuvent se permettre les sites et magazines grand public traitant du même sujet.

Une des raisons expliquant la présence précoce de la bande dessinée en ligne tient au fait que les programmeurs, informaticiens et autres designers graphiques qui ont été à la fois les développeurs et les premiers utilisateurs du Web, sont pour la plupart des férus de comic books. Ainsi, les premiers webcomics ayant atteint une certaine renommée avaient pour thème l’informatique et les jeux vidéos: User Friendly, PVP, Sluggy Freelance et Dilbert figurent parmi les webcomics à la fois les plus anciens et les plus populaires du Web.

La facilité de diffusion a incité beaucoup de débutants à opter pour le format en ligne afin de se lancer dans l’art de la bande dessinée. Il est toujours amusant de consulter les archives de certains sites en activité depuis plusieurs années afin de constater l’écart considérable entre l’amateurisme des premiers efforts et la production actuelle d’un artiste qui s’est amélioré rapidement à force de devoir livrer du nouveau matériel plusieurs fois par semaine. Également, l’absence de date de tombée (autre que celle qu’il s’impose par lui-même) permet au bédéiste du Web de pouvoir, dans le cas d’une panne d’inspiration, prendre davantage de temps avant de mettre en ligne une nouvelle planche, plutôt que de produire un gag médiocre afin de respecter le délai de publication imposé par un éditeur. Cette liberté éditoriale est cependant doublée d’une responsabilité de l’artiste face à son travail, qui doit se montrer assez critique et exigeant face à sa production pour assurer une qualité minimale à chacune de ses livraisons. Il est d’ailleurs assez fréquent de voir un webcomic diminuer son rythme de publication lorsque sa popularité augmente, de manière à se laisser davantage de temps pour pouvoir assurer un niveau de qualité égal à celui qui l’a rendu populaire dans un premier temps.

Réseautage

Tous les bédéistes du Web ont commencé au même point : construire une page, mettre ses BD en ligne sur une base semi-régulière, glaner quelques lecteurs récurrents au fil du temps, et espérer que la sauce prenne. Certains, à l’humour efficace ou au style original, gagnent peu à peu en popularité, et le nombre de lecteurs passe de la dizaine aux centaines. Des liens privilégiés s’établissent entre les artistes et les visiteurs, soit par le biais de courriels personnels ou par les commentaires et forums disponibles sur les pages de webcomics… Jusqu’à ce que l’artiste ne soit plus capable de répondre personnellement à chaque courriel tellement ceux-ci sont abondants! La manière la plus courante d’entretenir une relation avec son lectorat est de lancer un blogue dont les entrées font écho aux commentaires recueillis par rapport aux dernières BD mises en ligne, ce qui permet de perpétuer une relation privilégiée quoique générale avec le public. Ceci tranche radicalement avec le monde de la bande dessinée sur papier, où les auteurs font moins d’apparitions publiques et ne peuvent pas, dans ces quelques occasions, adresser la parole à chacun de leurs lecteurs. La distance entre artiste et public est donc éliminée dans le monde des webcomics par une forme de proximité qui s’établit grâce aux forums et aux courriels.

De plus, alors que les bédéistes du papier ne peuvent pas nécessairement avoir l’occasion de rencontrer leurs confrères et de tisser des liens étroits, il s’est rapidement établi un sentiment de communauté entre les pratiquants du webcomic. En effet, les bédéistes sont des lecteurs abondants de la bande dessinée en ligne, et des rapprochements s’opèrent sans grande difficulté entre eux. L’ajout d’un hyperlien sur sa page par un bédéiste du Web va donc au-delà de la simple courtoisie: l’internaute qui apprécie un webcomic pourra découvrir des œuvres au style et au ton similaires en visitant la page de liens de son webcomic favori.

Aussi, les bédéistes du Web ne se contentent pas de se transmettre des messages virtuels: il arrive de plus en plus souvent que les conventions de bande dessinée (Comic-con) attirent un grand nombre de bédéistes du Web, et il n’est pas rare que ceux-ci s’adonnent à un exercice de création spartiate: le 24-hour comic challenge qui, comme son titre l’indique, invite les bédéistes à composer un récit complet de longueur variable en moins de 24 heures. Alors que des défis créatifs se tiennent également pour les bédéistes du papier mais ne sont pas toujours rendus publics à grande échelle (étant plutôt préservés dans une édition à tirage limité), la facilité de mettre en ligne le résultat de ce marathon de création permet d’assurer une meilleure pérennité à ces événements. L’un des plus curieux résultats de cet exercice demeure les «hypercomics» de Daniel Goodbrey, qui permettent de fusionner le travail de dizaines d’artistes américains et britanniques en une seule planche dans laquelle il est possible de naviguer à son gré (exemple: PoComUK001). Depuis quelques années, les 24 hour comic ont lieu à plusieurs reprises lors des conventions de bédéphiles un peu partout sur la planète.

Tout comme le développement d’Internet a permis l’émergence de nouvelles formes de textualité, la bande dessinée obtient avec le Web un espace de diffusion et d’innovation qui permet un changement radical dans le processus créatif des bédéistes, qui se voient accorder une plus grande liberté éditoriale et des outils technologiques inédits en publiant leurs oeuvre sur le Web. La montée constante des webcomics et le perfectionnement de techniques et d’approches narratives, rompant radicalement avec la bande dessinée imprimée, laissent présager un futur très intéressant à ce curieux et intrigant phénomène que constitue la BD en ligne.

Approches esthétiques

En plus de toutes les transformations énoncées précédemment, l’illustration assistée par ordinateur, qui a changé de manière significative le passage du dessin sur papier à l’écran, a rendu possible de nouvelles approches esthétiques. Nous avons observé quatre tendances principales qui se sont déployées graduellement dans l’esthétique des webcomics.

La première de ces tendances est le dessin vectoriel. Ce terme désigne l’utilisation de logiciels informatiques pour produire un dessin qui rend possible une précision et une rigueur dans les traits qu’il est difficile d’atteindre pour un dessinateur travaillant à main levée. Il est certes possible d’atteindre un résultat en employant des outils de dessin (règles, compas, rapporteurs d’angle) mais ceci exige des bédéistes un tel labeur que peu d’entre eux ont exploré cette approche par le passé. L’arrivée du dessin assisté par ordinateur ayant rendu plus accessible un dessin d’une rigueur géométrique impeccable, des artistes ont employé cette approche pour créer des récits au dessin constant qui, étonnamment, n’en sont pas moins fortement expressifs et agréables. À preuve, le Suisse Demian5 a créé When I Am King, un roman graphique virtuel en cinq chapitres, dont l’esthétique fait preuve d’une régularité dans les tracés de ligne qui confère à l’ensemble une cohésion remarquable.

En plus de faciliter le dessin par une assistance informatique, la BD informatisée rend même possible la réalisation d’une planche de bande dessinée sans même que le bédéiste ait à esquisser un seul coup de crayon. En effet, certains logiciels et sites Web mettent à la disposition des utilisateurs et internautes une banque d’images préexistantes dans laquelle certains auteurs puisent une illustration, qui sera ensuite reproduite à plusieurs reprises afin de constituer un strip de plusieurs cases auquel le bédéiste greffe des dialogues. Cette tendance a pris le nom de Clipart Webcomics puisque la plupart des practiciens puisent leur matériel graphique dans la banque publique d’images Clipart pour réaliser leurs strips humoristiques. L’emploi d’une itération graphique limite forcément l’intérêt visuel des Clipart Webcomics, mais cette contrainte oblige cependant les bédéistes à faire preuve d’originalité et de créativité dans leurs dialogues. Par exemple, Robert Balder, l’auteur de Partially Clips, détourne le sens original des images qu’il emploie afin de révéler un aspect insoupçonné de celles-ci en greffant des dialogues absurdes ou improbables aux personnages mis en scène. Chaque nouvelle image lui inspire dont une nouvelle blague. De son côté, Ryan North a réalisé un véritable tour de force avec sa série Dinosaur Comics; depuis maintenant 5 ans et à raison de deux fois par semaine, North met en ligne un strip qui présente l’exacte même composition visuelle, où un tyrannosaure se déplace dans un espace vide et croise certains de ses congénères. Le dialogue est différent pour chaque strip et North doit composer avec les mêmes dispositions de personnages, le même nombre de cases, le même espace disponible pour insérer son dialogue, et parvient néanmoins à produire un strip différent et drôle à chaque parution!

Si les Clipart Webcomics n’impliquent qu’une manipulation minimale des images afin de produire des strips, (soit le simple ajout aux images de texte contenu dans des phylactères), il existe également une autre pratique qui utilise des images préexistantes afin de produire des webcomics originaux, amusants et inventifs. Les «sprite comics» tirent leur nom de l’emploi d’images des personnages de jeux vidéos de premières générations (les avatars des joueurs de ces jeux vidéos étaient baptisés des sprites, d’où le nom de cette tendance) afin de produire des strips. Ainsi, deux des sprite comics les plus populaires du Web, soit Bob and George et 8-Bit Theater, ont emprunté les personnages tirés de deux séries de jeux vidéos très populaires – Megaman et Final Fantasy respectivement, pour produire dans les deux cas plus d’un millier de planches. De simples altérations aux personnages (qui sont agrandies à un point où leur composition pixellisée est mise en évidence), que ce soit en changeant la pose des personnages ou en déplaçant un pixel noir qui représente le sourcil dans un visage, ont pour effet d’exprimer de manière étonnamment efficace une large gamme d’émotions. Le drame sentimental humoristique Diesel Sweeties, qui lui est créé de toutes pièces en pixel art par son auteur Richard Stevens, illustre très bien de quelle manière il est possible de faire beaucoup avec peu.

Finalement, l’un des changements les plus importants rendus possibles par le passage à l’écran de la bande dessinée est une présence accrue de la couleur. Longtemps restreint aux maisons d’éditions majeures, qui disposaient d’un budget suffisant pour se permettre cette opération additionnelle dans le processus d’impression, l’emploi de la couleur dans la bande dessinée n’a jamais été une pratique généralisée. Dans les premières années des webcomics, peu d’artistes ont fait usage de cette possibilité, non pas en raison de coûts supplémentaires (qui sont devenus inexistants du moment que la lecture à l’écran a annulé tout budget d’impression), mais bien en vertu de la lourdeur de téléchargement de ces fichiers d’image qui prenaient parfois une éternité à s’afficher avant l’arrivée de la connexion haute vitesse. De nombreux lecteurs de webcomics ont d’ailleurs déserté la série Argon Zark parce que les planches de Chris Parker, hautement colorées et incluant des séquences d’animation, prenaient plusieurs minutes à apparaître à l’écran. Depuis quelques années, toutefois, beaucoup de séries qui ne faisaient pas usage de couleur à leurs débuts ont quitté l’univers du noir et blanc, en raison notamment de la simplicité d’appliquer des zones de couleur à des portions de l’image en quelques clics seulement. Ainsi, des séries comme Little Gamers et PHD comics peuvent être mise à jour de manière très régulière et présenter de la couleur (peu élaborée, il est vrai) sans qu’une importante équipe de coloristes ne soit sollicitée.

Les quatre approches esthétiques évoquées plus haut sont apparues principalement en vertu du passage de la table de dessin à la tablette graphique par nombre de bédéistes. Les manipulations informatiques de l’image n’ont pas affecté que les webcomics, et ces nouvelles pratiques de dessin sont également observables en bande dessinée imprimée. Toutefois, les expérimentations avec ces nouvelles méthodes se sont davantage manifestées dans les webcomics, et certaines des bandes dessinées imprimées qui font un usage de ces pratiques ont débuté sur le Web. La facilité de travailler une image par ordinateur et de la mettre en ligne quelques minutes plus tard conduit à penser que ces approches esthétiques se retrouvent davantage sur le Web et gagneront en popularité dans les années à venir.

Ressources bibliographiques imprimées

Rall, Ted (éditeur) (2006) Attitude 3 : The New Subversive Online Cartoonists, New York, NBM pubishing inc, 128 pages

Withrow, Stephen et Barber, John (2006) BD en ligne, la bande dessinée sur le web: outils et techniques, Paris, Atelier Perrousseaux éditeur,192 pages,

Campbell, T (2006), A History of Webcomics, San Antonio, Antarcic Press, 192 pages

Guigar, Brad; Kellet, Dave; Kurtz, Scott; Straub, Kris (2008) How to Make Webcomics, Berkeley, Image Comics, 195 pages

Horton, Steve; Romero, Sam (2008), Webcomics 2.0: An Insider’s Guide to Writing, Drawing, and Promoting Your Own Webcomics, Boston, Course Technology PTR, 236 pages

Withrow, Steven (2003), Toon Art. The Graphic Art of Digital Cartooning, New York, Watson-Guptill Publications, 192 page

Hartas, Leo (2004), How to Draw & Sell Digital Cartoons, Cambridge, Ilex Press Limited, 160 pages

McCloud, Scott (2000), Reinventing Comics. How Imagination and Technology are Revolutionizng an Art Form, New York, Perennial, 239 p.

En ligne

http://webcomicsreview.com/ Revue en ligne d’étude des webcomics (aucun nouvel article depuis novrembre 2006)

http://www.comixpedia.org/ Site Wiki à propos des webcomics en tout genre

http://comixtalk.com/ Site qui propose des articles et un forum de discussion sur les webcomics

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