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L'animal et l'humain

Vendredi 15 Juillet 2022
Encodage
Participant·e·s:
Stall, Dinaïg
Roberge Van Der Donckt, Julia
Cloutier, Marianne

Dans cet épisode de la série Encodage, Dinaïg Stall parle de corporéités animales et hybrides dans les arts de la marionnette contemporains, Julia Roberge Van Der Donckt revient sur la polémique entourant l'exposition Art and China after 1989: Theater of the World, tenue au musée Guggenheim de New York à l’automne 2017, et Marianne Cloutier présente l'œuvre K9_Topolgy de l'artiste Maja Smrekar. Les trois communications sont issues des archives du colloque L'animal et l'humain.

Présentation de Vincent Lavoie

Le corpus visuel de Vincent Lavoie est essentiellement composé d'images qui n'ont pas de véritable valeur muséale, mais qui sont des dispositifs de civilisation. C'est ce qu'il aborde dans cette communication. De quelles façons a-t-on construit par l'image une bienveillance animale? De quelles façons a-t-on adossé toute une iconographie à des problématiques relevant de l'éthique animale?

Présentation de Valérie Bienvenue

La communication de Valérie Bienvenue se situe dans le cadre sa thèse et constitue les prémisses de son stage post-doctoral qui s'intitule «Hospitalité interespèce et éthique de la représentation». Elle consacre sa pratique d'historienne de l'art à l'examen attentif d'oeuvres d'art et d'images issues de la culture visuelle représentant des chevaux. La reconnaissance de l'individualité spécifique du cheval, sujet de son étude, est au coeur de ses préoccupations en contexte d'examen de l'autre.

Velain, Marion

De l'élaboration à la réalisation du balado «Mer contre terre, son contre vision»

À la suite de ma lecture du récit fascinant de la biologiste Alexandra Morton, À l’écoute des orques: ma vie avec les géants de la mer (2020), dans lequel elle raconte l’évolution de son rapport à l’épaulard tout au long de sa carrière de chercheuse, j’ai eu l’envie de répondre à ce «plaidoyer pour la survie des orques» (Morton, 2020: 14) à travers un balado qui propose d’interroger et de remettre en question la manière de porter attention à l’orque.

Mourir comme un chien dans les romans de Paul Auster, Milan Kundera et Jean Rolin

Élisabeth de Fontenay écrit: «C’est à l’horizon de nos pensées et de nos langues que se tient l’animal, saturé de signes. C’est à la limite de nos représentations qu’il vit et se meut, s’enfuit et nous regarde.» C’est cette saturation de signes qu’Aglaé Boivin essaie de déployer en analysant la fonction de la mort canine dans le texte chez Paul Auster, Milan Kundera et Jean Rolin.

L'empathie comme fondement d'un nouveau mode d’existence amené par l’entremise de la fiction: les relations humaines envers le plus-qu’humain

Amorçant sa réflexion à partir de l’histoire d’une harde de caribous des bois, situés en Abitibi-Témiscamingue, qui risque de disparaître au profit de l’exploitation des ressources naturelles, Hope montre la relation typique qu’entretient l’espèce humaine envers une autre, voire envers les autres et envers le territoire. Il s’agit d’une relation froide où le plus-qu’humain, n’ayant pour nous pas d’histoire, existe à peine: «Anhistorique, l’animal est pauvre en sens, il n’existe pas à proprement parler, et n’a pas d’état.» Si Hope se réfère ainsi à Heidegger pour décrire l’animal au sens large, c’est pour souligner l’ampleur du problème. Comment modifier notre relation envers le plus-qu’humain si ce dernier existe, à proprement parler, à peine pour nous.

Le chien, sa vie, notre œuvre

Cette communication voudrait s’appuyer dans un premier temps sur The Companion Species Manifesto. Dogs, People, and Other Significant Otherness de Donna Haraway qui voit dans l’espèce de compagnie une figure "bricolée" à l’image de celle du cyborg sur laquelle elle a, comme on le sait, beaucoup travaillée. Elle envisage notre rapport aux espèces animales (et au chien en particulier dans ce livre) dans une perspective "biosociale" qui tient compte d’une cohabitation relevant d’une socialité interspécifique, interespèce.

Chiennes de vies: sociologie des relations anthropozoologiques en situation d’itinérance

Ville, campagne, jeu, travail ou soin, l’animal et l’humain partagent de multiples temps et espaces communs. Comment la sociologie peut-elle appréhender ces univers et les enjeux qu’ils concentrent? Dans l’esprit d’une sociologie des relations anthropo-zoologiques, nous proposons d’envisager les sociétés actuelles comme des objets hybrides, où l’interaction peut être pensée au-delà de la frontière de l’espèce et où l’animal non-humain prend part dans sa constitution et son évolution.

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