sciences juridiques

Justice et justesse

Vendredi 23 Septembre 2022
Participant·e·s:
Gefen, Alexandre

Dans cet épisode hors-série, Alexandre Gefen, invité dans le cadre du cycle de conférences L'Art en procès, intervient autour de la question de la justice et de la justesse en littérature contemporaine. Directeur de recherche CNRS au sein de l’unité Théorie et histoire des arts et des littératures de la modernité (UMR7172, THALIM, CNRS / Université sorbonne Nouvelle – Paris 3), Alexandre Gefen est historien des idées et de la littérature.

La référence à la créature de Frankenstein dans la sphère juridique

La science-fiction ou la littérature d’anticipation constituent assurément des pistes de réflexion de plus en plus prisées par les juristes. De la simple référence à la publication d’ouvrages entiers consacrés à la question, elles ont définitivement acquis droit de cité en droit. Quentin Le Pluard analyse les références à ce mythe moderne qu’est Frankenstein –ainsi qu’à son inspiration qu’était celui de Prométhée– et démontre comment les juristes s’en saisissent.

Conférence

Université du Québec à Montréal

Les juges face à la liberté de création. Les catégories de la jurisprudence française contemporaine

Arzoumanov, Anna
À l’invitation du groupe de recherche «L'art en procès», dirigé par Mathilde Barraband, Anna Arzoumanov reviendra sur plusieurs procès français contemporains intentés à l’art. La liberté de création est une catégorie en pleine expansion au tribunal depuis les années 2000.

L’animal, entre propriété et personnalité juridique

«Les animaux ne sont pas des biens.» Depuis le 4 décembre 2015, cette phrase est maintenant inscrite au Code civil du Québec. La loi reconnaît alors, à l’article 898.1, que les animaux sont «des êtres doués de sensibilités». Ainsi, on tente de sortir les animaux du domaine de la propriété, de la chose matérielle qui n’est qu’accessoire à autrui, à l’humain. L’amendement au Code civil s’accompagne par ailleurs d’une nouvelle Loi sur le bien-être et la sécurité de l’animal.

L'imaginaire social à l'épreuve de l'affaire judiciaire

Je considère l’imaginaire social comme une fabrique de représentations du monde social. Je préfère le mot fabrique à celui de répertoire qui est souvent utilisé par les quelques historiens qui ont donné une définition de l’imaginaire social qui est, à mon sens, plus statique. Au contraire, l’imaginaire social évoque pour moi une réalité fondamentalement dynamique, et c’est la différence que je vois avec la notion de représentation qui est plus plate.

La preuve corporelle

Les meurtres, crimes, tueries, assassinats de masse et en masse nous ont livré et continuent de livrer des millions de corps au regard comme preuve des faits commis. Pour donner un corps à regarder, il faut l’avoir: «que tu aies le corps» — ce qui est le sens de l'Habeas Corpus Act. À l’opposé, les négationnistes comprennent l’absence concrète des corps comme la preuve que tel fait n’a pas eu lieu, que le crime ou le génocide n’a pas été accompli.

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