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RADICAL

«Toucher une image». Aperçu de la problématique

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Inscrit à la croisée de trois grands projets de recherche – l’Observatoire de l’imaginaire contemporain (OIC), le programme de recherche RADICAL (CRSH) et la programmation de la Chaire de recherche du Canada en arts et littératures numériques (ALN) –, ce Groupe de recherche universitaire se propose d’interroger les différents rapports aux images qui se déploient dans un contexte caractérisé par l’influence du cinéma et de la vidéo, ainsi que par les possibilités de manipulation et de transmission offertes par les dispositifs numériques.

Les rencontres ouvertes à toutes et à tous ont lieu les mercredis de 14h00 à 17h00 au J-4935 de l'UQAM.

Ce Groupe de recherche, offert aux doctorats en sémiologie et en études littéraire de l’UQAM, se propose d’interroger les différents rapports aux images qui se déploient dans un contexte caractérisé par l’influence du cinéma et de la vidéo, ainsi que par les possibilités de manipulation et de transmission offertes par les dispositifs numériques.

Le contexte contemporain est marqué par une «culture avancée des images en mouvement», dont l’usage domestique du magnétoscope précise, en termes médiatiques, l’avènement. Le magnétoscope a non seulement donné la possibilité à quiconque de voir des films ou des émissions à l’heure qu’il voulait, mais il lui a aussi permis de toucher aux images, c’est-à-dire de les ralentir, de les accélérer, de les mettre sur pause, de les revoir en boucle, d’en amplifier les détails par l’utilisation de la fonction «zoom», etc. Une installation vidéographique telles que 24 Hour Psycho (1994) de l’artiste écossais Douglas Gordon et sa remédiatisation dans le roman Point Omega (2010) de Don DeLillo est emblématique de ce contexte.

Il va sans dire que cette possibilité de toucher aux images, de les transformer et de les mettre en mouvement a été exacerbée avec le développement des dispositifs informatiques. Le magnétoscope est devenu un logiciel, facile à manipuler, qui ne fait pas que modifier le rythme de défilement des images, mais permet de les transformer du tout au tout, jusqu’à les créer de toutes pièces. Depuis l’invention des ordinateurs à interface graphique dans les années 80, puis la commercialisation d’Internet et le développement de moteurs de recherche de plus en plus puissants (pensons à l’éventail de produits offerts par Google), l’image s’est peu à peu imposée comme élément prépondérant de notre rapport au monde, au point même de s’imposer comme processus de connaissance par excellence en culture de l’écran.

Le groupe de recherche «Toucher une image» s’inscrit à la croisée de trois grands projets de recherche: l’Observatoire de l’imaginaire contemporain, dont il représente la cinquième actualisation (OIC-5); le programme de recherche RADICAL: Repères pour une articulation des dimensions culturelles, artistiques et littéraires de l’imaginaire contemporain (CRSH); et la programmation de la nouvelle Chaire de recherche du Canada en arts et littératures numériques (ALN).

Les séances seront consacrées à des réflexions sur les théories contemporaines de l’image et du cinéma, sur les relations iconotextuelles, sur les phénomènes de remédiatisation et sur les manifestations d’une culture de l’écran.

Ouvertes à toutes et à tous, les séances ont lieu les mercredis de 14h00 à 17h00 au J-4935 de l'UQAM.

 

Pour citer ce document:
Gervais, Bertrand et Sylvano Santini. 2015. « "Toucher une image". Aperçu de la problématique ». Dans Toucher une image. Carnet de recherche. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. 09/2015. <http://oic.uqam.ca/fr/carnets/toucher-une-image/toucher-une-image-apercu-de-la-problematique>. Consulté le 18 octobre 2017.
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