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Fictions de la ligne brisée: Typologie des mises en récit de l’oubli

Par quelles figures parvenons-nous à mettre en récit l’oubli? Sur quoi peuvent se déployer des fictions de l’oubli? Il faut voir d’emblée que raconter l’oubli est paradoxal, parce que le récit est le lieu par excellence de la mémoire. Raconter, c’est conserver, maintenir intact. Le récit est son propre palais de mémoire, puisqu’il organise des lieux ainsi que des espaces et il met en scène des personnages, des destinées. Dans ce contexte, les fictions de l’oubli sont des récits dont la reconstruction est malaisée, des narrations qui s’ouvrent sur des ruines qu’elles tentent de comprendre et d’interpréter afin d’en faire apparaître la part de vérité. Je tenterai ici d’en proposer une typologie, par le biais d’une série de motifs.

Wesley, Bernabé

«Rigodon» de Céline. La sociocritique devant une oubliothèque de l'histoire

Par son objet, ses hypothèses heuristiques et sa problématique générale, la sociocritique est une herméneutique de la socialité des textes. Elle a pour but premier de dégager et d'analyser les liens cotextuels et les dynamiques d'interaction qui relient les textes à leur semiosis sociale environnante à partir des caractéristiques scripturales dans lesquelles celle-ci prend forme. Cette perspective d'analyse suppose une prééminence du texte qui favorise le particulier sur le général et part du principe que les formes langagières d'un texte prévalent sur leur contenu, dans la mesure où c'est d'abord en elles que peut se lire «la présence au monde» et la capacité d'invention de la littérature à l'égard du social.
Blanckeman, Bruno

Mirages de l'événement

Si l'on dit communément d'un livre qu'il fait événement, si l'on pense, encore plus communément, qu'un bon nombre de livres publiés constituent des non-événements, plus litigieuse semble l'appréhension de l'événement en sa qualité littéraire -production narrative et effet de fiction.
Caron, Pascal

Le dos du prisonnier et la face de Dieu: l'invention de la parole dans «L'espèce humaine» de Robert Antelme et «Shoah» de Claude Lanzmann

Si l'histoire relate le mouvement qui porte une multiplicité de sujets singuliers, ce n'est qu'au prix de l'effacement de leur singularité, au profit d' une vue plus générale. Plus spécifiquement, entendons ceci: l'histoire s'écrit en réponse à un effacement qu'elle précipite et contribue à combler.
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