oubli

Conférence

Université Paris 8

Des amnésies mémorables. L’oubliothèque du roman français (1900-1959)

Wesley, Bernabé
Dans le cadre du séminaire transversal du CIREMM, le Centre International de Recherches et d'Enseignement sur les Meurtres de Masse, Bernabé Wesley revient sur un certain nombre de faits occultés de notre histoire collective pour les sortir de l'oubli et étudier les raisons de leur effacem

Les spectres de «Zong!», un poème hauntologique de Marlene NourbeSe Philip

Zong! (2008) de Marlene NourbeSe Philip, écrivaine née à Tobago qui habite à Toronto, repose sur une histoire douloureuse entremêlée de colonialisme, d'esclavage et d'une justice circonstancielle qui a effacé l’identité noire et a affirmé la suprématie blanche. Ce poème raconte le meurtre d'environ 150 esclaves en 1781, jetés à la mer par-dessus bord du navire négrier de Liverpool Zong.

Détours et silences du poème pour dire l’histoire chez Édouard Glissant et Layli Long Soldier

Pour les poètes Édouard Glissant et Layli Long Soldier, il s'agit simultanément de résister à l'imposition d'un discours officiel qui ne prend pas en compte les perspectives de leurs ancêtres et de proposer un rapport à l'histoire qui compose avec un passé parcellaire car fait de silences et d'oublis. Ces silences sont ceux des archives perdues tout comme des témoignages impossibles du fait du trauma colonial. La poésie a alors vocation à créer une nouvelle mémoire en explorant les zones d'ombre du passé pour se les réapproprier et en faire une source de création.

Comment filouter l’Histoire: Louise Erdrich et la mémoire en pagaille

En 1985, Kenneth Lincoln publiait aux États-Unis Native American Renaissance qui s’est imposé depuis (malgré des critiques) pour désigner le renouveau de la littérature autochtone. Il voyait alors dans House Made of Dawn de Navarre Scott Momaday, qui remporte le prix Pulitzer en 1969, son point de départ. Cette renaissance concerne une nouvelle génération de romanciers et romancières, de poètes, mais aussi la redécouverte d’une culture orale marginalisée et la volonté de lui redonner une place dans la trame culturelle et l’histoire américaine.

Effacement et répétition. Dynamique de l’oubli dans «Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle)» d’Arnaud Desplechin

Alban Pichon propose une analyse du film Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) (Arnaud Desplechin, 1996) et des formes qu’y prend le travail de l’amnésie. La mise en scène de l’oubli s’inscrit dans une préoccupation, narrative et formelle, de la filmographie de Desplechin qui s’attache à filmer disparitions et retours.

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