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Dumoulin, Sophie

La (dé)raison symphonique de Rimbaud

À première vue, le poème «Les Ponts» d'Arthur Rimbaud peut évoquer, aux yeux du lecteur, le «dérèglement de tous les sens» dont le poète voyant s'est fait le héraut. Or, une lecture attentive, et sous un angle ethnocritique, nous permet de constater que, entre dérèglement des sens et (dé)raison graphique, il n'y a qu'un pont à faire.
David, Anne-Marie

Sur «Les pauvres» de Plume Latraverse

«Les pauvres» est une chanson composée de huit strophes de huit ou sept vers chacune, terminée par une chute d'un vers en suspens, soit une strophe à lui tout seul. Les vers sont généralement construits selon une structure anaphorique -«[les pauvres] font [quelque chose]»- de six ou sept pieds. Ce «modèle» est toutefois très souple et régulièrement brisé par l'insertion d'un vers plus bref, rendu non-anaphorique par l'élision du sujet, un complément en apposition ou l'utilisation du pronom «y».
Scarpa, Marie

«À cette heure et en ce lieu...» Micro-lecture ethnocritique de «Dans la solitude des champs de coton»

Connu pour l'écriture très narrativisée voire très poétique de ses didascalies, Koltès choisit pour Dans la solitude des champs de coton de ne faire figurer aucune indication scénique. C'est la parole des deux personnages, un Dealer et un Client, qui construit l'espace et le temps dans lesquels se déroule l'action: un unique dialogue dont l'enjeu est la question même de la possibilité de l'échange. L'un propose sans dire ce qu'il offre exactement, l'autre refuse de mettre un nom sur son désir.
Popovic, Pierre

Note de lecture sur l'incipit d'«Éboueur sur échafaud» d'Abdel Hafed Benotman

Sa première phrase branche le roman d'Abdel Hafed Benotman sur l'une des cinq dimensions de l'imaginaire social, la cognitivité. Pour le tout jeune Faraht Bounoura, dit Fafa, petit dernier de la famille Bounoura, c'est une révélation: «Le savoir -lire et écrire- ne lui servait à rien.» Voilà mise à mal l'une des évidences doxiques contemporaines les plus consensuelles. Savoir lire et écrire est un droit de la personne humaine pour l'Unesco, la République se fait un devoir d'en garantir l'apprentissage pour tous, l'accès à la culture écrite est de longue date une des premières conditions à l'intégration dans une société comme celle de la France.
Ménard, Sophie

Fafa au pays du Père Noël. Microlecture ethnocritique d'«Éboueur sur échafaud» d'Abdel Hafed Benotman

Notre propos est de montrer que l'incipit d'«Éboueur sur échafaud» de Benotman se caractérise par une hybridation et une pluralité culturelles. Relatant un rite fondateur de la virilité, celui de la circoncision, le premier chapitre allie la traversée rituelle musulmane à la fête chrétienne de Noël, dans un jeu subversif et poétique de belligérance culturelle.
Privat, Jean-Marie

Scénographie militante de l'obscène

«Baise-moi» de Virginie Despentes s'ouvre sur deux citations de mauvais augure, mises en exergue. L'une d'origine incertaine oppose brutalement "amour" et "sexe", l'autre est extraite de Souvenirs de la maison des morts de Dostoïevski: «Et parce que tu es tiède [...], je te vomirais par ma bouche.» Le roman se clôt par cette phrase à la fois fataliste et sibylline -«On croit pouvoir y échapper.» Notre hypothèse de lecture est que l'omniprésence polymorphe de la violence physique et symbolique qui parcourt le roman prend toute son insupportable abjection dans la dialogisation de langages et d'univers apparemment très hétérogènes.
Wesley, Bernabé

«Où vont les vaisseaux maudits?» de Marie Cosnay

Aux premières lignes d'«Où vont les vaisseaux maudits?», le narrateur évoque le sentiment que la mémoire collective se réduit désormais à une accumulation d'archives dénuée de sens: «Je me suis installé dans la petite salle que l'on appelle salle des archives alors que depuis longtemps il n'y a plus d'archives mais des dossiers à classer». À cette hypermnésie archivale où l'empreinte du passé sur le présent est quelque chose de figé, la prose de Marie Cosnay oppose un texte fait de spirales de fictions, d'imbrications sémantiques et de figures mystérieuses.
Vinson, Marie-Christine

Sur Jean Echenoz, «14»

L'extrait choisi -le début du roman- se termine par cette «Aures habet, et non audiet» («Ils ont des oreilles et n'entendent pas»), qui est une référence à la Bible et à «Quatrevingt-treize» de Victor Hugo. Si cette citation joue le rôle d'une prophétie, la lecture peut alors se pratiquer comme une sorte de mantique qui permet de retrouver le faisceau des intersignes, des signes annonciateurs d'un événement dramatique (la guerre, la mort, les morts), présents dans le texte.
Brodeur, Pierre-Olivier

Autour d'une tête de mort. Essai d'ethnocritique d'un roman édifiant

Les romans édifiants de l'Ancien régime -des fictions narratives en prose qui affichent clairement leur but apologétique- forment un corpus particulièrement propice à l'analyse sociocritique, puisqu'ils s'appuient sur différents types de discours (religieux et littéraires), qu'ils travaillent dans le but de créer de nouvelles représentations littéraires. Dans l'esprit de cet ouvrage, nous avons voulu explorer certains concepts développés par l'ethnocritique, le concept d'embrayeur culturel et celui d'intersigne, en les utilisant dans l'étude d'un des romans édifiants les plus emblématiques de la Contre-Réforme: «Floriane, son amour, sa pénitence, et sa mort».
Wesley, Bernabé

«Rigodon» de Céline. La sociocritique devant une oubliothèque de l'histoire

Par son objet, ses hypothèses heuristiques et sa problématique générale, la sociocritique est une herméneutique de la socialité des textes. Elle a pour but premier de dégager et d'analyser les liens cotextuels et les dynamiques d'interaction qui relient les textes à leur semiosis sociale environnante à partir des caractéristiques scripturales dans lesquelles celle-ci prend forme. Cette perspective d'analyse suppose une prééminence du texte qui favorise le particulier sur le général et part du principe que les formes langagières d'un texte prévalent sur leur contenu, dans la mesure où c'est d'abord en elles que peut se lire «la présence au monde» et la capacité d'invention de la littérature à l'égard du social.
Pelletier, Sophie

La pourriture des perles. Le désir de «Chérie»

En 1881, au début de La Maison d'un artiste, Edmond de Goncourt explique sa passion pour les bibelots et objets d'art: «Pour notre génération, la bricabracomanie n'est qu'un bouche-trou de la femme qui ne possède plus l'imagination de l'homme.» D'emblée, ce désintérêt affiché envers les femmes entre en contradiction avec le sujet principal de la quasi-totalité des romans qu'Edmond et son frère Jules ont fait paraître: que l'imagination des Goncourt ne soit plus "possédée" par la femme ne les a de toute évidence nullement empêché de faire le portrait des Germinie Lacerteux, Manette Salomon, Madame Gervaisais ou La Fille Élisa, vaste galerie d'héroïnes qui, de Soeur Philomène (une religieuse) à La Faustin (une femme de scène), semble chercher à épuiser tous les types féminins.
Ménard, Sophie

Démon du midi et crime canulaire. «La Petite Roque» de Maupassant

«La Petite Roque» de Maupassant, publiée en 1885, est l'histoire d'un crime, perpétré par le maire d'un village normand, M. Renardet, qui viole et assassine une paysanne, la petite Roque, âgée de douze ans. Après le meurtre, il est hanté par sa victime et finit par se suicider pour échapper à la hantise. Notre propos est de montrer que ce texte valorise une continuité entre les frontières de la nature et la culture, du domestique et du sauvage, des mondes des morts et des vivants, et, enfin, de la jeunesse et de la vieillesse.
David, Anne-Marie

Les représentations littéraires du travail (1945-2012). Une thèse sociocritique

La rentrée littéraire française de 2010 a été l'occasion de la parution de plusieurs romans sur le monde du travail. Le jeune narrateur de «Libre, seul et assoupi» de Romain Monnery relate avec humour ses premiers démêlés avec le marché de l'emploi, tandis que «L'Enquête» de Philippe Claudel décrit sur le mode kafkaïen une Entreprise tentaculaire où les suicides se multiplient. Nathalie Kuperman et Thierry Beinstingel, quant à eux, traquent dans «Nous étions des êtres vivants» et «Retour aux mots sauvages» le langage et les discours structurant la tragédie salariale quotidienne des anonymes et des sans-grade.
Vinson, Marie-Christine

La promenade à l'envers sur l'âne. Une pratique coutumière, un motif folklorique, une scène de littérature de jeunesse

Le point de départ de cette réflexion est la découverte assez inattendue d'une illustration et d'un court texte rendant compte d'une pratique coutumière de genre charivarique dans un roman pour la jeunesse du XIXe siècle. Paru en 1868 chez Hachette dans la bibliothèque rose, «Diloy le chemineau» de la comtesse de Ségur donne à voir et à lire aux jeunes lecteurs une promenade à l'envers sur un âne ou asouade, scène rituellement organisée pour stigmatiser les maris battus par leurs femmes.

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