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Articles des chercheurs

Université du Québec à Montréal

Le néoterroir et moi

Archibald, Samuel
Le néoterroir en littérature s’inscrit pour moi au carrefour de trois tendances: une démontréalisation marqué de la littérature québécoise; la revitalisation d'une certaine forme de lyrisme tellurique; et un intérêt renouvelé pour l'oralité et la langue vernaculaire.
Articles des chercheurs

Université du Québec à Montréal

La Tchén'ssâ, les régions et moi: entretien de Samuel Mercier avec Samuel Archibald

Archibald, Samuel
Mercier, Samuel
À mon sens, la postérité minute de la Tchén’ssâ tient à la fois à cette ironie et à une certaine justesse. Melançon a nommé une mouvance déjà notée souvent à l’époque et l’a fait avec assez d’humour pour que quelques-uns des écrivains visés aient envie de s’amuser avec l’appellation.
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Université du Québec à Montréal

Mallarmé pour comprendre le siècle

Hamel, Jean-François
«Le 14 juin 1940, quand l’on vit les régiments allemands occuper Paris, quelques-uns des hommes qui étaient restés, par attachement à la ville, par devoir, ou par humeur sédentaire, cherchèrent à quel opium ils demanderaient l’atténuation, sans doute illusoire, de leur douleur. Nous choisîmes d’étudier une existence que nul n’avait encore entrepris de conter et où l’on trouve, pour se réconcilier avec la vie et certains prestiges français, d’extraordinaires vertus.»
Hamel, Jean-François
Les contemporanéistes ont tour à tour diagnostiqué le déclin de la figure classique de l’intellectuel apparue lors de l’Affaire Dreyfus, la disparition des avant-gardes à la fois littéraires et politiques auxquelles la Grande Guerre et la Révolution d’Octobre avaient donné naissance et que les années soixante avaient vu resurgir, enfin l’épuisement de la théorie et de la pratique de la littérature engagée telle que Sartre l’avait imposée à la Libération.
Hamel, Jean-François
Il y a vingt ans, Gilles Deleuze, lecteur de William James et du pragmatisme américain, donnait au premier chapitre de «Critique et clinique» le titre «La littérature et la vie». On pourrait placer sous son égide toute une production théorique française qui, depuis environ une décennie, sans toujours reconnaître sa dette à l’endroit de la pensée pragmatiste, récuse l’idéologie séparatiste de l’art au nom d’une conception de la littérature comme expérience.
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Université du Québec à Montréal

Toute révolution est un coup de dés. Avant-propos

Hamel, Jean-François
Mallarmé fut davantage un contemporain du XXe siècle que de son propre siècle. À travers les représentations que bricole la mémoire et parmi lesquelles braconnent les lecteurs, le poète a connu des vies posthumes que ne suffisent à conjurer ni le recours aux registres de l'état civil, qui consignent ses dates de naissance et de mort, ni le retour au corpus des textes qui portent sa signature.
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Université du Québec à Montréal

Revenances de la modernité. Introduction

Hamel, Jean-François
Le récit tue le temps, mais pour lui donner naissance. Tout en se mesurant à l’effacement des êtres et des choses, à l’expérience de la mort et de la corruption, à l’antériorité de la vie sur le langage, l’art du récit contribue depuis toujours à l’invention de temps nouveaux, de temps inédits qui bouleversent non seulement le passé et sa mémoire, mais l’avenir.
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Université du Québec à Montréal

Politiques de Saturne. La mélancolie d'Hamlet chez Jacques Ferron et Hubert Aquin

Hamel, Jean-François
Au royaume du Danemark, la roue du temps s’est désaxée, brisant l’équilibre des astres, annonçant secousses et catastrophes. Un poison déposé au creux de l’oreille du roi a détourné le temps de sa linéarité proverbiale et privé le jeune prince de ses droits à la succession.
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Université du Québec à Montréal

Exodes. Les politiques de la littérature d'après «Sortie d'Égypte» de Pierre Michon

Hamel, Jean-François
Durant près de deux siècles, la littérature s'est reconnue au miroir de la révolution, croyant trouver en elle une doctrine de l'historicité et une pensée du politique (Jenny, 2008). Depuis que Victor Hugo s'est écrié: «je suis ce Danton! je suis ce Robespierre!» (1999: 45), la littérature s'est emparée de l'idée de révolution pour définir le temps heurté et discontinu de son propre déploiement et négocier la distance qui la sépare de l'espace politique.
Hamel, Jean-François
«Ce ne peut être que la fin du monde, en avançant», écrivait Rimbaud comme en écho au noir prophétisme des «Fusées» de Baudelaire: «le monde va finir». Si le progrès n’annonce rien qui vaille, précise Walter Benjamin au lendemain du pacte germano-soviétique de 1939, c’est que l’histoire ne connaît encore que les paysages ravagés de la catastrophe.

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