Université du Québec à Montréal

Politiques de la littérature. Une traversée du XXe siècle français

Cahiers Figura
Année de parution:
2014
N° de la publication:
35

À travers des figures centrales du dernier siècle, de Paul Valéry à Pierre Guyotat, de Julien Benda à Georges Perec, en passant par Jean Paulhan et Michel Foucault, ce collectif met en lumière la richesse et la diversité des politiques de la littérature qui se sont affrontées en France depuis l'affaire Dreyfus. Dans une perspective d'histoire culturelle, on y reconstitue le gestation, la constitution et la diffusion de différentes conceptions de l'engagement de la littérature, qui apparaissent comme autant de réponses aux questions soulevées en son temps par Jean-Paul Sartre: qu'est-ce la littérature? que peut la littérature?

Avec des textes de Jean-François Hamel, Rachel Nadon, Élyse Guay, Francis Walsh, Laurence Côté-Fournier, David Desrosiers, Julien Lefort-Favreau et Louis-Daniel Godin.

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Pour citer ce document:
Coté-Fournier, Laurence, Élyse Guay et Jean-François Hamel (dir.). 2014. Politiques de la littérature. Une traversée du XXe siècle français. Cahier Figura. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. <http://oic.uqam.ca/fr/publications/politiques-de-la-litterature-une-traversee-du-xxe-siecle-francais>. Consulté le 28 mars 2017. Publication originale : (2014. Montréal, Université du Québec à Montréal : Figura, le Centre de recherche sur le texte et l'imaginaire, vol. 35, 188 p.).
Coté-Fournier, Laurence
Guay, Élyse
Hamel, Jean-François

Avant-propos

Les textes réunis dans ce cahier de recherche sont issus d’un séminaire de maîtrise et de doctorat organisé à l’Université du Québec à Montréal pendant la session d’hiver 2012. Commencé au début de janvier, ce séminaire sur les politiques de la littérature dans le XXe siècle français, auquel ont participé une vingtaine d’étudiants, aurait dû se terminer à la fin d’avril conformément au calendrier universitaire.
Hamel, Jean-François

Qu'est-ce qu'une politique de la littérature? Éléments pour une histoire culturelle des théories de l'engagement

Pour qui s’intéresse aux relations de la littérature et de la politique au cours du XXe siècle français, la notion de «littérature engagée», telle que Jean-Paul Sartre l’a définie au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, apparaît comme l’arbre proverbial qui cache la forêt.
Nadon, Rachel

Paul Valéry et la politique de l'Esprit. Fiducie, langage, littérature

Posant un regard lucide sur les grandes mutations qui secouent son époque, Paul Valéry dissèque le monde actuel avec patience, relevant, non sans pessimisme, les accrocs de la modernité à la dignité de l’esprit. Mais l’humanité n’en a jamais assez. Je ne sais, d’ailleurs, si elle sent qu’elle se modifie. Elle croit encore que l’homme est toujours le même. Nous le croyons!... c’est-à-dire que nous n’en savons rien!», écrit-il dans «Notre destin et les lettres».
Walsh, Francis

Lecture, écriture de soi et engagement de l'écrivain. Autour de Sartre lecture du «Journal» de Gide durant la drôle de guerre

Pour Jean-Paul Sartre, l’engagement politique n’aura pas été spontané. Il est le fruit d’un travail sur soi envisagé autour de l’année 1939 et accentué avec l’approche de la Seconde Guerre mondiale: «[À partir de 1939] un lent travail s’opérait en moi, qui me faisait sentir ma conscience d’autant plus libre et absolue que ma vie était plus engagée, plus contingente et plus esclave.»
Desrosiers, David

Georges Perec et la crise du langage. De la critique du Nouveau Roman à l'apologie de Robert Antelme

Dans Littérature et engagement, Benoît Denis situe le déclin de la littérature engagée au tournant des années 60: «Après dix ans d’hégémonie du discours sartrien sur la littérature, on constate vers le milieu des années cinquante, et plus visiblement encore au début de la décennie suivante, un très net reflux de l’engagement littéraire.»
Lefort-Favreau, Julien

D'«Éden, Éden, Éden» à «Littérature interdite». Pierre Guyotat et les politiques du textualisme

En 1970, Tel Quel est entre deux eaux politiques. La revue entretient des rapports étroits avec le Parti communiste français (PCF) depuis le Congrès d’Argenteuil de 1966 à partir duquel ce dernier amorce une phase d’«ouverture culturelle». Ce congrès est placé sous l’égide de la déclaration «le marxisme est l’humanisme de notre temps», concédant ainsi une autonomie aux sciences et aux arts et marquant la volonté pour le Parti de ne pas confiner l’art aux stricts codes du réalisme socialiste.
Godin-Ouimet, Louis-Daniel

Michel Foucault et la figure de l'intellectuel spécifique

Michel Foucault a produit des oeuvres de pensée qui échappent aux partages disciplinaires. Ni philosophe, ni historien, ni linguiste, ou tout cela à la fois, il préfère dire qu’il produit des «généalogies historiques» de la vérité, de la morale et du pouvoir, qu’il cherche à «diagnostiquer le présent» et à «analyser les conditions formelles de la culture».
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