Découvertes de l'été!

 

Comment les nouveaux écrans bouleversent-ils les pratiques du scénario?

Sophie Beauparlant

En passant par divers exemples tirés de webdocumentaires, de fictions web, d'installations et de sensory stories, Sophie Beauparlant nous plonge au coeur de ses recherches sur les pratiques scénaristiques à l'ère numérique et le rôle crucial de l'interactivité dans l'écriture et la conception de scénarios. [Vidéo]

 

Enjeux de la représentation du corps dans la photolittérature contemporaine (Guibert, Ernaux, Calle)

Geneviève Sicotte

Geneviève Sicotte aborde trois oeuvres en photolittérature qui explorent les représentations du corps: Suzanne et Louise d'Hervé Guibert, L'Usage de la photo d'Annie Ernaux et Des histoires vraies de Sophie Calle. Le parcours dressé examine les ressemblances entre les oeuvres, les lignes de force d'une autoreprésentation photolittéraire contemporaine. Avant d'analyser plus en profondeur son corpus, Geneviève Sicotte établit l'historique de la photographie afin de montrer comment cette pratique, lorsqu'elle s'adjoint à la littérature, est elle-même lestée de ses propres enjeux. [Vidéo]

 

Performing Bilingualism

Jerome Fletcher

Intitulée «Performing Bilingualism», cette conférence aborde les questions de la traduction de l'oeuvre hypermédiatique -de la langue et du code- ainsi que de la performance et son rôle dans la littérature hypermédiatique à partir de l'oeuvre ...Reusement de Jerome Fletcher. [Vidéo]
 
 

Sommes-nous maintenant?/Is it now? Réflexions sur le contemporain et la culture de l'écran

Bertrand Gervais

Is it now? La question surgit dans Minority Report, le film de 2002 de Steven Spielberg, adapté de la nouvelle de Philip K. Dick. Sommes-nous maintenant? L’interrogation résonne de manière nouvelle à notre époque, marquée par le présentisme et cette soif de réalité qui l’alimente. À la lumière de ce film, où une escouade policière prévient des meurtres avant qu’ils soient commis, grâce à des images transmises par des médiums, présentés comme des précognitifs, on peut se poser trois séries de questions, pertinentes pour comprendre les formes que peut prendre l’imaginaire contemporain: les premières, liées au présent. à notre capacité de le connaître et d’agir sur lui; les deuxièmes, soumises à la présence, voire à l’omniprésence des écrans, qui s’imposent maintenant comme dispositifs premiers de conservation et de transmission de textes et d’images; les troisièmes, associées à la culture de la surveillance, à la présence des caméras de surveillance, dont il semble bien qu’elles se soient insérées dans le tissu même de notre quotidien. C’est à réfléchir à ces questions que la présente conférence sera consacrée. [Vidéo]

 

Enjeux de la narration dans le jeu vidéo (et vice-versa): Repenser le récit au prisme du jeu et de la simulation

Dominic Arsenault

Qu'est ce que le jeu vidéo pose comme questions à la narration en général? Parce que qui parle de narration parle de fiction. Qui parle de jeu vidéo parle de jeu. Qui parle de jeu parle de ludique et qui parle de ludique parle de simulation. Il y a donc une parenté et un lien fort entre la fiction et le jeu. Le jeu vidéo s'articule autour d'un récit, met en place des récits d'une façon qui, sans être nouvelle, ramène à la surface des choses, d'une façon qui était déjà présente dans les récits, dans la fiction, dès le départ. [Audio]

 

Repenser le capacitisme à la lumière de l'acquisition volontaire d'un handicap: le cas de la transcapacité

Alexandre Baril

Les revendications transcapacitaires dérangent: au-delà de la transgression du capacitisime qui s'opère en passant d'un corps non handicapé à un corps handicapé, d'autres transgressions sont en jeu, et ce, par rapport au sexisme, à l'hétéronormativité, à la cisnormatitivé, de même qu'au néolibéralisme, d'où les fortes réactions à l'égard de ces revendications. L'exemple de la transcapacité, bien qu'extrême, a le potentiel de mettre sous les projecteurs certains systèmes d'oppression et leurs entrecroisements subtils afin de pouvoir repenser les solidarités théoriques et politiques entre divers groupes qui vivent des processus similaires de marginalisation. [Audio]

 

Territoires: Écrire d'où. Espace(s), culture(s)

Perrine Leblanc et Marie-Hélène Poitras

Cet atelier, issu de la journée d'étude Littérature actuelle québécoise: fabrique et mécanique, provient d'une interrogation: Écrire d'où? Cette question se pose légitimement puisque l'époque où l'écrivain québécois francophone était presque toujours associé au rêve d'un pays à venir semble bien révolue. Cela ne veut pas dire pour autant que la question du territoire, de l'identité et de ce qu'est un écrivain québécois ne se pose pas. Cette question du rapport au territoire et du lieu d'où l'on écrit peut se poser à partir d'une réflexion de Pierre Nepveu qui écrivait dans les Intérieurs du Nouveau Monde: «Ce qui est premier du point de vue de la culture, ce n'est pas l'espace, c'est la position que se creuse le sujet dnas son monde et dans le langage.» C'est la question du sujet qui est en jeu, d'un côté, et celle du langage, de l'autre. Dans cet atelier, Perrine Leblanc, auteure de L'homme blanc et de Malabourg, et Marie-Hélène Poitras, auteure de Griffintown, Soudain le Minotaure et La mort de Mignonne et autres histoires, parlent de leur pratique d'écriture, de leurs inspirations et de leurs romans. La séance est animée par Jean-François Chassay. La lecture d'extraits des romans est assurée par Camille Léonard. [Vidéo]