Colloque

Le fanfilm, carte de visite ou création nostalgique: lʼexemple de «Star Wars»

Samedi 18 Juin 2016, 15:00

 

Présentation de la communication

«Avec le nouveau Star Wars sorti en décembre dernier, le nombre de fanfilms ne fera qu'augmenter sur la toile, c’est garanti. On considère généralement l'âge d'or des fanfilms de SW entre 1999 et 2005, c'est-à-dire exactement la période des antépisodes. On peut se demander toutefois si les fans n'ont pas plutôt réagi collectivement à la grande déception suscitée par ces nouveaux opus abondamment décriés sur le Web – bien que cette période corresponde aussi à la démocratisation du numérique. Or, au-delà du "traumatisme" vécu par certains fans, les fanfilms sont généralement l'occasion pour les créateurs en herbe d'investir temps et argent dans le but de réaliser un film amateur ou semi-professionnel, soit pour le plaisir ou dans le but de présenter une carte de visite dans l'industrie du divertissement (ce qui fut notamment le cas pour Ryan Wieber [Ryan VS Dorkman] et Kevin Rubio [TROOPS]).

The Force Awakens ravive définitivement la flamme des fans nostalgiques. Le 2 janvier dernier, Jon Sall, un Américain de 50 ans, décide de mettre en ligne sur FaceBook son fanfilm de Star Wars réalisé à l’hiver 1978. Tourné sur support 8mm, monté in-camera, avec de la colle et du ruban adhésif, ce petit bout de film serait ni plus ni moins le premier fanfilm de SW répertorié, plusieurs mois avant la parodie Hardware Wars d’Ernie Fosselius sortie à l’automne 1978. Dans le cas de Jon Sall toutefois, il n’y a aucun intérêt pour se faire remarquer par Lucasfilm, mais plutôt le désir de partager un petit film réalisé à 11 ans, recréant l’attaque des stormtroopers abordant la Correlian corvette des rebelles au début du film de 77. Les costumes ont été fabriqués par les jeunes des mois à l’avance, et C3-PO et R2-D2 étaient des modèles réduits MPC. Afin d’authentifier le film, j’ai procédé avec un questionnaire et demandé au réalisateur de m’envoyer les numérisations des coupes 8mm macro. Ce qui m’a permis, d’une part, de constater comment la pellicule et les perforations s’étaient détériorées, et d’autre part d’identifier les types de coupes utilisés. Je suis sûr à 99% que le film est authentique.

J’aimerais profiter de cette tribune pour présenter ma démarche auprès des réalisateurs de fanfilms interrogés depuis les 4 ans dernières années, incluant Kevin Rubio (TROOPS), Joe Nussbaum (George Lucas in Love), Ryan Wieber, Evan Mather (Kung fu Kenobi, Quentin Tarantino Star Wars), Nick Hallam (Broken Allegiance), et aussi Jon Sall. Mais la question que je me pose également est la suivante: hormis le niveau d’expertise des créateurs, quelle est la différence majeure entre ces réalisateurs de fanfilms, et les réalisateurs de l’industrie comme J.J. Abrams que l’on pourrait qualifier de pro "fan" ssionnals ? Parce qu’au fond, il ne faut pas se leurrer, The Force Awakens n’est pas autre chose qu’un fanfilm! Mais qu’est-ce qu’un fanfilm? Depuis quand cette pratique existe-t-elle? Qui réalise un fanfilm? Motivé par quel type d’émotion? Inspiré par les travaux effectués pour ma thèse de doctorat –et déposée en 2013–, je proposerai quelques réponses lors de ma présentation.»

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Pour citer ce document:
Joly-Corcoran, Marc. 2016. « Le fanfilm, carte de visite ou création nostalgique: lʼexemple de "Star Wars" ». Dans le cadre de Imaginaires, théories et pratiques de la culture populaire contemporaine. Colloque organisé par Pop-en-stock / Figura. Université du Québec à Montréal, 18 juin 2016. Document texte. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. <http://oic.uqam.ca/fr/communications/le-fanfilm-carte-de-visite-ou-creation-nostalgique-lexemple-de-star-wars>. Consulté le 18 avril 2019.
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