Colloque

42 heures de vague

Jeudi 12 Mai 2016

Il semble que le terrain vague ne soit pas qu’un espace abandonné ou en attente de développement, mais qu’il soit tout aussi constitutif de la ville que ne le sont les lieux construits et que c'est à travers sa représentation qu'il participe activement à l'imaginaire et au discours sur le développement de la ville. Plutôt, donc, que de considérer le terrain vague comme une anomalie à l’encontre de l’urbain, considérer qu’il y soit une partie essentielle permettant de générer une lecture «autre», essentielle à la transformation de la ville, semble une proposition tout à fait plausible, voire indiquée.

Suite à un projet de documentation menant à 42 heures de marche pour parcourir l’île de Montréal d’est en ouest, il devient clair que non seulement l’île contient de nombreux espaces délaissés, mais aussi, et peut-être surtout, que la question du terrain n’est en fait qu’un encadrement physique limitant et que c’est plutôt au vague qu’il faille s’intéresser. Documentant quelques 147 vagues de diverses natures, le projet de recherche-création propose que la représentation du vague permet de remettre en question la ville comme entité totale et normalisée.

Auteurs et artistes référencés:
Pour citer ce document:
Lévesque, Carole. 2016. « 42 heures de vague ». Dans le cadre de Imaginaire du terrain vague. Colloque organisé par Figura, le Centre de recherche sur le texte et l'imaginaire. Montréal, Université du Québec à Montréal, 12 mai 2016. Document vidéo. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. <http://oic.uqam.ca/fr/communications/42-heures-de-vague>. Consulté le 23 octobre 2021.
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