Cahiers Figura

Supercherie et mémoire littéraires chez Éric Chevillard et Enrique Vila-Matas

Année de parution:
2009

«La littérature est morte, mais l’immense foule de ses fidèles semble l’ignorer». C’est ce qu’écrit Dominique Maingueneau en ouverture de son dernier essai —geste d’énonciation fracassant s’il en est, qui ne vient pourtant qu’actualiser la thèse maintenant largement admise de l’effacement de la littérature dite majuscule. Perdition manifeste, certes, c’est ce qu’a bien démontré William Marx dans son histoire d’une dévalorisation, qui a débuté selon lui au XVIIIe siècle. Mais en retour, un aspect paradoxal de cet effacement marque le phénomène d’une dimension «spectrale», dans la mesure où cette littérature qui se perd n’est plus seulement un objet de réflexion, mais est devenue le sujet même d’une pléthore de récits contemporains qui lui donnent corps.

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Numéro de la publication:
21
Langue du contenu:
Pour citer ce document:
Rioux, Annie et Simon Brousseau. 2009. « Supercherie et mémoire littéraires chez Éric Chevillard et Enrique Vila-Matas ». Dans Le temps contemporain : maintenant, la littérature. Article d’un cahier Figura. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. <http://oic.uqam.ca/fr/articles/supercherie-et-memoire-litteraires-chez-eric-chevillard-et-enrique-vila-matas>. Consulté le 14 décembre 2018. D’abord paru dans (Hamel, Jean-François et Virginie Harvey (dir.). 2009. Montréal : Figura, Centre de recherche sur le texte et l'imaginaire. coll. Figura, vol. 21).
Aires de recherche:
Période historique:
Contexte géographique:
Champs disciplinaires:
Objets et pratiques culturelles:
Figures et Imaginaires:
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