Cahiers Figura

«La gerçure énorme». Unité et éclatement du verbe à venir chez Yves Préfontaine

Année de parution:
2012
Cette femme ici ne parle que de mots 
tandis que l'homme se fane debout
les mains ouvertes 
la poitrine ouverte 
son corps tout entier accueillant
la gerçure énorme d'un pays sans parole
 
Yves Préfontaine. Pays sans parole. 

Ces vers terminent le poème «Pays sans parole» qui donne son titre au recueil bien connu d'Yves Préfontaine, publié en 1967, mais écrit entre 1959 et 1960. Si l'on a abondamment commenté l'expression «pays sans parole», il est intéressant de relire le recueil en prêtant attention à l'entrelacement de plusieurs motifs: le corps en souffrance, les représentations métonymiques du pays et une parole oscillant entre l'incantation et la psalmodie. Dans les trois cas, une «gerçure énorme», déclinée de multiples façons dans le recueil, craquèle l'unité corporelle, territoriale et lyrique.

Suite en format pdf.

Numéro de la publication:
30
Pour citer ce document:
Lepage, Élise. 2012. « "La gerçure énorme". Unité et éclatement du verbe à venir chez Yves Préfontaine ». Dans L'expérience américaine du corps. Sens et sacré en littérature québécoise moderne. Article d’un cahier Figura. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. <http://oic.uqam.ca/fr/articles/la-gercure-enorme-unite-et-eclatement-du-verbe-a-venir-chez-yves-prefontaine>. Consulté le 27 novembre 2021. D’abord paru dans (Miron, Isabelle, David Courtemanche et Marie Parent (dir.). 2012. Montréal, Université du Québec à Montréal : Figura, Centre de recherche sur le texte et l'imaginaire. coll. Figura, vol. 30, p. 43-58).
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