Cahiers Figura

La bouche pleine de terre

Année de parution:
2010

C'est sans doute la bouche pleine de terre qu’on apprend à parler. Puis, dégoûté par ces entrailles de mère naturelle et de terre paternelle, on apprend à écrire pour parler autrement. Si je dis dégoûté, c’est que ma génération semble avoir un problème avec le passé. C’est vrai, notre petite origine, notre paradis perdu ne nous ont jamais autant préoccupés : séances de rebirth, psychanalyses lacaniennes, travail sur soi par la gouache et le yoga, journal de la créativité, retour aux blessures d’enfance pour expliquer ses névroses d’adulte en devenir, toujours en devenir; l’homme moderne ne se connaît jamais assez. C’est sans doute le cœur du problème, le petit moi au cœur torturé, mais autour du noyau, il y a de la chair, parfois de la pourriture; un monde plein de poussière qui demande à être déterré.

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Numéro de la publication:
25
Pour citer ce document:
L'Allier, Alexis. 2010. « La bouche pleine de terre ». Dans L'atelier de l'écrivain 2. Article d’un cahier Figura. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. <http://oic.uqam.ca/fr/articles/la-bouche-pleine-de-terre>. Consulté le 20 septembre 2019. D’abord paru dans (Le groupe Interligne, (dir.). 2010. Montréal : Figura, Centre de recherche sur le texte et l'imaginaire. coll. Figura, vol. 25, p. 153-172).
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Figures et Imaginaires:
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