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Conference

Université du Québec à Montréal

Écriture(s) / Griffure(s)

Privat, Jean-Marie
Jean-Marie Privat a aborde trois cas précis: «Le petit chaperon rouge», les premières pages de «Madame Bovary» de Flaubert et le tableau de Gustave Courbet intitulé «La Vague».

Dune, le Mook

Friday 29 October 2021
Entretiens Pop-en-stock
Participant·e·s:
Dominguez Leiva, Antonio
Chéry, Lloyd
Meulemans, David
Dans cet épisode, Antonio Dominguez Leiva reçoit Lloyd Chéry et David Meulemans pour parler de l’ouvrage collectif Dune, le Mook (L’Atalante & Leha, 2020), à mi-chemin entre le beaux-livre et le spécial de presse. Ils évoquent les entretiens de Lloyd avec le fils de Frank Herbert, Denis Villeneuve et l’illustrateur Voytek Siudmak, mais aussi les différentes lectures possibles du roman Dune et de ses suites. Ils approfondissent la galerie des personnages et les dangers du pouvoir, sans compter un tour d’horizon des différentes adaptations du roman.

Éloge de la relecture ou l'invraisemblance qui réactive le récit. Pour une (re)lecture réaliste magique du roman «Un an» de Jean Echenoz

On retrouve dans la production littéraire contemporaine plusieurs occurrences de récits qui permettent la cohabitation non problématisée de naturel et de surnaturel dans un même univers de fiction, et qui en appellent ainsi à une lecture différente du roman en général en posant autrement la question de l’adhésion au raconté. Certains de ces récits, que l’on peut qualifier de réalistes magiques à la suite d’Amaryll Beatrice Chanady, réinventent en quelque sorte le paradigme de la transmission narrative; le lecteur n’est pas appelé à questionner les événements surnaturels du récit réaliste magique et accepte les invraisemblances qui le ponctuent comme allant de soi: il les considère comme faisant partie de la réalité du texte —réalité artificielle, certes, mais cohérente à l’univers diégétique mise en place dans le roman. Le cas que je propose d’étudier est assez particulier: lors d’une première lecture, le roman «Un an» de l’écrivain français Jean Echenoz, paru aux Éditions de Minuit en 1997, ne semble pas appartenir au réalisme magique comme je le définirai. Toutefois, l’invraisemblance diégétique finale qui vient désavouer le récit tout entier permet de relire le roman à l’aune du réalisme magique. Cette invraisemblance majeure perd alors de son impossible et la relecture ainsi activée, orientée par le réalisme magique, vient à son tour mettre en lumière d’autres invraisemblances qui, jusque-là, ont pu passer inaperçues. C’est ce cas particulier de fiction vertigineuse que je propose d’observer dans le cadre de ce texte.
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