ville

Ursa Major, 2009.
Laforest, Daniel

Bruce Bégout, Régine Robin, et le curieux plaisir de la ville néolibérale

Y a-t-il encore lieu de vouloir conjoindre aussi étroitement poétique, déambulation et habitation au cœur des étalements sans fin de l’urbanité contemporaine? Ce qu’on tentera de cerner ici est la nature de l’étrange enthousiasme qui accompagne Bruce Bégout et Régine Robin; un enthousiasme sans vraie antécédence en littérature. Se pourrait-il que le marcheur ayant accepté l’infamie de se mouvoir parmi le béton et le plastique des espaces manufacturés découvre le plaisir imprévu de créer ses propres seuils et frontières parmi une matière urbaine vierge?

Sémaphore.
Lafontaine, Patrick

Habiter humble et solidaire

Par le contact privilégié qu’elles permettent avec l’espace – du dedans et du dehors – la déambulation et l’observation peuvent développer une écriture qui se veut un faire habiter. Nous verrons donc, depuis le processus créateur ayant donné lieu au recueil Homa Sweet Home, et le vaste ouvert par «La plaine» de Félix-Antoine Savard, comment elles offrent une écriture qui permet à l’homme d’habiter à son tour le monde à son propre pas.

Émeraude, 2011.
Brassard, Denise

«Entre autres villes» ou le poème en marche

La suite «entre autres villes» de Michel Beaulieu présente un sujet attentif aux déplacements de la foule, aux moyens de transport, à tout ce qui, en somme, rend les villes impersonnelles et anonymes. À cela s’ajoute un parti pris esthétique: les poèmes sont constitués d’une seule longue phrase, sans ponctuation, et leur dimension poétique repose souvent sur les enjambements – le pas, la marche, la station éclairent le sens de l’avancée en même temps que celui des mots.

Fig. 23: Soleil sur neige, parc La Fontaine.
Bordeleau, Benoit

Flânerie et photographie: habiter l'oblique

Figure phare de récits et d’études mettant au premier plan l’expérience urbaine depuis Baudelaire, la photographie questionne la relation du flâneur à son milieu et permet d’assurer l’ouverture de chemins au sein de la ville. L’appareil photo, plutôt qu’offrir une copie carbone visuelle du réel, aide à forger, à canaliser le regard, à le dépouiller du répertoire culturel qui le sous-tend.

Premiers pas de côté

Cette introduction du carnet de recherches Habiter l'oblique, à quelques modifications près et sur le mode fragmentaire, les prémisses de réflexions entamées dans le cadre de mon mémoire de maîtrise (création) déposé à l'UQAM et sous la direction d'André Carpentier en janvier 2011 (Au détour de l'habitude suivi deÉléments pour un devenir-flâneur). Ces quelques fragments proviennent de la seconde partie et se veulent un ouvroir sur la prolifération actuelle de la figure, tant dans le milieu urbain que sur le Web.

Simard, Nicolas

Chemins de traverse et mémoire d'une ville: la double spatialité du labyrinthe dans L'emploi du temps de Butor

Dans la production romanesque de Michel Butor, et de façon plus explicite dans L'emploi du temps, le labyrinthe représente un paradigme majeur autour duquel s'organise une réflexion sur la relation du sujet à l'espace urbain et sur sa lecture des images culturelles constitutives de cet espace de figuration et d'écriture qu'est «le texte de la ville».
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