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Tilkens, Léa

Du crépuscule au ridicule: Défigurations du littéraire en régime contemporain

L’existence d’une pensée désabusée, voire alarmiste, formulée à l’endroit de l’univers littéraire par ses propres acteurs n’est bien sûr pas chose neuve. Nombreux sont les protagonistes du monde des lettres ayant tenu un discours défaitiste sur leur pratique, regrettant un âge d’or de la littérature en regard d’une production contemporaine jugée forcément médiocre.

De «Passion simple» à «Se perdre», de «Passion simple» à «Pudhas intohimo»

«Se perdre» d’Annie Ernaux, publié en 2001, est le journal réel d’une passion amoureuse, celle qui avait inspiré le récit autobiographique «Passion simple». Le journal intime de «vérité crue» est ainsi à la base du récit paru lui en 1991. Le récit «Passion simple» a lui-même été traduit en finnois sous le titre «Puhdas intohimo» en 1996, titre que l’on pourrait traduire en français par «passion propre», propre dans le sens où il s’agirait dans le livre d’évoquer seulement la passion amoureuse, pure et exempte de tout autre sentiment. Notre objectif est de voir comment le journal décrit la passion amoureuse, comment le récit retravaille celle-ci et, enfin, comment la traduction en finnois la rééclaire dans une autre langue et une autre culture.

Postmodernisme et féminisme. Étude de «Des histoires vraies+dix» de Sophie Calle

Rituels, jeux, règles à suivre, répétitions, mystères, filatures. Autant de mots qui définissent la démarche artistique de Sophie Calle. L'hommage qui lui a été rendu en 2003 au Centre Pompidou à Paris et l'imposant catalogue «Sophie Calle m'as-tu vue» tiré de cette exposition montrent à quel point l'artiste use de méthodes artistiques extravagantes.

Régine Robin: Écrire tout contre l’oubli

Depuis sa thèse Le roman mémoriel. De l'histoire à l'écriture du «hors-lieu» menée sous la direction de Marc Ferro à l’EHESS et soutenue en 1989 jusqu’à son tout récent essai sur l’œuvre de Patrick Modiano, Ces lampes qu’on a oublié d’éteindre, paru en février 2020, Régine Robin n’a eu de cesse de solliciter l’histoire et la littérature pour explorer et questionner les rouages de la mémoire et de l’oubli.

Le non-lieu de la fiction: «Récit d'un avocat» d'Antoine Brea

Récit d’un avocat est le cinquième livre d’Antoine Brea publié au Quartanier. Je vais en parler, pour l’instant, comme d’un texte, parce que la question même de son appartenance générique est problématique. Le texte relate à la première personne l’intervention tardive d’un narrateur juriste dans le cas d’un ressortissant étranger, Kurde de Turquie ayant émigré en France dans les années 1990 et s’étant rendu là coupable d’un crime gravissime.

Automythomanies

Certains écrivains semblent des personnages de leur propre univers tant la fiction entraîne la réalité dans son sillage. Ce sont tous des écrivains du tournant du XXIe siècle qui ne cessent, tout au long de leur oeuvre autofictionnelle, d'égarer le lecteur, de le tromper à leur propre sujet (Eric Chevillard), à faire usage de faux littéraire (W. G. Sebald et Enrique Vila-Matas). Bref, tous ces auteurs entretiennent une méfiance vis-à-vis du moi et du culte romantique de la sincérité.

De «Vers l'Ouest» numérique à «Vers l'Ouest» papier, gain ou perte d'interactivité?

La place de plus en plus importante qu’occupent les TICs dans nos vies suscite des résistances. Pourtant, l’idée qu’il soit désormais possible d’interagir plus profondément avec les textes devrait nous réjouir, d’autant plus qu’elle pourrait également inspirer de nouvelles formes de livres. D’ailleurs, lorsqu’on parle de livre augmenté, on pense tout de suite à cette possibilité d’interaction accrue.

La stratégie de l'effacement dans les récits de Jean Hatzfled

Une des choses les plus difficiles, et importante, qu'on puisse faire en écrivant est peut-être d'accorder son attention à autrui, être suffisamment attentif pour parvenir à esquisser, par les mots, une expérience étrangère. Cet intérêt pour l'extériorité implique parfois l'effacement de celui qui écrit, mais on y perçoit toujours les contours d'un auteur impulsif, faisant preuve d'abnégation pour aller à la rencontre de l'altérité.

«Qu’as-tu fait de tes frères?» de Claude Arnaud, autobiographie politique et roman d’apprentissage

C'est mai 68 que Claude Arnaud a choisi de mettre au centre d'un récit, Qu'as-tu fait de tes frères?, paru en 2010. Les trois jalons de ma lecture de ce roman seront les suivants: D'abord, comment s'inscrit dans Qu'as-tu fait de tes frères? l'articulation de l'autobiographique et du politique. Ensuite, comment l'auteur parvient-il à transmettre l'effet de souffle de 68 et enfin en quoi ce récit, qui se veut également une petite fabrique d'identités, se singularise-t-il dans la longue série des romans qui ont pris 68 pour centre?

La vie sexuelle de Catherine M.: légitimation, art et pornographie

Commençons par une citation de Bandura. Selon lui, l'agentivité, c'est "toute action qui comporte parmi ses déterminants les influences produites par le sujet lui-même. C'est donc le pouvoir que l'on s'autorise à avoir, à exercer en ayant pleinement conscience de soi." Dans son roman autofictionnel La vie sexuelle de Catherine M., Catherine Millet nous offre sa perspective ambiguë de l'agentivité avec un personnage en construction. Catherine est un personnage difficilement définissable. Cependant, au fil de la lecture, on  assiste justement à son agencement.

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