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Introduction

Ce Cahier de recherche a pour but de mettre en évidence ce que Laure Murat appelle, dans un texte où elle décrit le rôle joué par le roman «Notre-Dame de Paris» (1842) de Victor Hugo sur la préservation de la Cathédrale Notre-Dame, le «pouvoir performatif de la littérature», c’est-à-dire sa capacité à agir sur l’état et le devenir de la société qui l’environne avec les moyens qui sont les siens.

Lecture de «Danses pour Garrincha. 2. Samba» de Christian Prigent

Le poème ici considéré est l’un des trois qui composent la suite «Danses pour Garrincha» dans Chino aime le sport, recueil de poésie publié en 2017 (P.O.L. Éditeur) qui succède à deux romans, Les enfances Chino (2013) et Les Amours Chino (2016). À moins qu’il soit un amateur de football depuis la tendre enfance, il est assez probable qu’un poème comme celui-là laisse son lecteur interdit.

Lecture de «Poème no 1» de Christian Prigent

«Être comme un trou noir qu’on a collé sur un mur blanc (sur le positif partout affirmé par les discours politiques, scientifiques, humanistes) pour une issue sur rien: sur l’angoisse, sur une dé-saisie voluptueuse et tueuse, sans relève.» (Christian Prigent, cité par Hugues Marchal, «Le trou de Roger Rabbit. Poétique et refus de la représentation dans l’œuvre de Christian Prigent», dans Daniel Guillaume (dir.), «Poétiques & poésies contemporaines», 2002)

Lecture du poème «L’ordre du jour…» de Valérie Rouzeau

«L’ordre du jour…» est tiré du recueil «Vrouz» (2012), dans lequel sont rassemblés 150 poèmes sans titre de 14 vers chacun, ce qui fait de ce recueil un véritable petit laboratoire du sonnet, pensé par Rouzeau comme une forme poétique souple, taillable et corvéable à merci, à même de dire «la vie, qui grouille dans sa matérialité et dans sa quotidienneté les plus simples», et de l’exprimer par le truchement de «mots qui ne rechignent pas à emprunter au langage phonétique, concret et même pesant, qui s’entremêlent dans des jeux de mots et dans l’assimilation de registres et de langues différentes.» (Bricco: 109)

Lecture de «Où la forêt est la plus sombre» d’Anne-Marie Albiach

La poétique d’Albiach se démarque de celle des poètes de son époque. Le corps et la voix, omniprésents dans tous ses textes, agissent comme des motifs conducteurs, mais ils s’inscrivent également à même la forme et les marques typographiques des poèmes. Ce constat est on ne peut plus frappant dans la suite poétique «…Où la forêt est la plus sombre». Publié en 1984 dans le recueil «Mezza Voce», ce texte met en scène un corps féminin victime d’agressions physiques de la part d’un groupe dont l’identité demeure floue.

Lecture de «Qu’il est dur le Chemin de la croix parisien» de Frank Venaille

Dans son recueil «Hourra les morts!» publié en 2004, Franck Venaille évoque des souvenirs réels et fantasmés au cours de ses marches dans les rues de Paris. Je m’attache ici plus particulièrement à l’analyse de «Qu’il est dur le Chemin de la croix parisien» (Venaille, 2004: 131-132), poème entièrement mis en italiques. Cette typographie rappelle l’écriture à la main, associée à l’expression personnelle et au témoignage. Ce choix installe une connivence avec le lecteur.

Lecture de «Monsieur / même la Révolution / n’aime pas les masques» de Serge Pey

Le regard dense, tourné vers l’objectif, du guerrier / troubadour, l’humanité en manque de sens figurée en fond de toile, la menace de quatre personnages latéraux et les couleurs flamboyantes du tableau reproduit en première de couverture annoncent une poésie qui cherche des chemins secrets pour traverser un chaos anomique. Les poèmes eux-mêmes en ouvrent et en trouvent à force de pousser à l’action, à force de puiser dans les éclats de voix des poètes du passé, à force de faire l’éloge de la diversité, à force de guetter l’émergence d’un examen lucide des valeurs collectives qui pourrait être salutaire. Cette convocation des voix d’hier, cet élan vers la pluralité, cette recherche d’actes concrets, ce désir d’évaluation axiologique constituent l’esprit qui imprègne l’univers de ce carnaval très singulier.

Lecture de «Paysages» d’Andrée Chedid

«Paysages» est le premier poème du premier recueil publié en français par Andrée Chedid, «Textes pour une figure» (1949). La voix qui l’irrigue est immédiatement singulière. Elle n’est pas romantique, car elle n’émane pas d’un cœur qui, pour solitaire qu’il soit, sentirait que bat en lui et à son unisson un cœur innombrable (van Thiegem, 1944). Mais elle est bien entée sur un émoi issu d’une modernité qui doit au romantisme ce qui était nécessaire à la préservation de son héritage et à son dépassement, c’est-à-dire la double invention d’une raison sensible et d’une critique empathique du monde tel qu’il va.

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