Colloque, 26 juin 2015

La lune arquée ou l’E dépensé

Nathanaël
couverture
Héritages de Claude Cahun et Marcel Moore, événement organisé par Andrea Oberhuber et Alexandra Arvisais

L’architecture du lieu a sa dimension, elle fait feu. Un ciel dans un ciel, sans appartenance. Le sentier est battu par le vent, l’eau monte et touche la pierre posée dans le battement auréolaire. Nuage, parce-que vent et mouvement en grand. L’espèce, sous forme de trois anatidés, se dispute un courant. Le quatrième, poussin pour trois perdieux, dérive sur une lame maritime et exténue le regard identificateur. Pourtour, préhistoire d’un corps excédé  en quête de dissimulation. Si marchait, marchons, à la bruine désormais, entre le bosquet de bambous et le plant cimenté. Les mains cassées parce que battantes. Muret ou palissade, belvédère.

Oiseau sans envol, décortiqué par le courant. Je vous dis, à vous, qu’on est trois à l’observer à la bruine désormais, les bras tendus au dessus de la lagune. Trois corps projetés sous une lune embuée, à dire son nom d’anatidé et floraison de marais sous les palmes agités. Orphelin des brumes, il avance, il recule et nous, car nous sommes chacun et seuls, cessons – point virgule – d’être sémiotiques. Au moment où le courant l’arrache à sa plume, l’oiseau scindé, voltige, a contrario, le corps coupé en deux corps identiques.

Nathanaël est l’auteur de plus de vingt livres écrits en français et en anglais, dont le récent Sotto l’imagine, paru en 2014 ainsi que Claude Cahun et le livre inouvert, paru en 2007. Ses ouvrages ont été traduits en plusieurs langues.

Type de contenu:
Ce site fait partie de l'outil Encodage.