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Quelques variations sur le darwinismes. Le bioart et ses mises en culture du vivant

Marianne Cloutier
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Article paru dans Les voies de l’évolution. De la pertinence du darwinisme en littérature, sous la responsabilité de Jean-François Chassay, Daniel Grenier et William S. Messier (2013)

Les protagonistes du bioart ont véritablement donné corps à l’idée d’une modulation du vivant à des fins purement artistiques et esthétiques. Ces artistes transforment plantes, animaux et matières biologiques en matériaux à création: «[t]ransgenèse, culture de tissus, hybridation ou sélection végétale ou animale, homogreffes, synthèses de séquences d’ADN artificielles, neurophysiologie [et] technologies de visualisation de la biologie moléculaire» sont désormais considérés comme de nouvelles techniques.

Les protagonistes du bioart ont véritablement donné corps à l’idée d’une modulation du vivant à des fins purement artistiques et esthétiques. Ces artistes transforment plantes, animaux et matières biologiques en matériaux à création: «[t]ransgenèse, culture de tissus, hybridation ou sélection végétale ou animale, homogreffes, synthèses de séquences d’ADN artificielles, neurophysiologie [et] technologies de visualisation de la biologie moléculaire» sont désormais considérés comme de nouvelles techniques. Il existe quelques variations sur la définition du bioart: certains théoriciens vont même jusqu’à y inclure des œuvres se limitant à une représentation purement métaphorique, une schématisation conceptuelle ou une simple référence au vivant. Cet article adopte la définition proposée par le théoricien Pier Luigi Capucci dans son Schema sulle relazioni tra forme expressive où il propose le bioart comme relevant du domaine de l’organique (carbon based realm): il comprend donc les arts vivants ou les pratiques qui comportent des composantes vivantes.

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