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Privat, Jean-Marie

Scénographie militante de l'obscène

«Baise-moi» de Virginie Despentes s'ouvre sur deux citations de mauvais augure, mises en exergue. L'une d'origine incertaine oppose brutalement "amour" et "sexe", l'autre est extraite de Souvenirs de la maison des morts de Dostoïevski: «Et parce que tu es tiède [...], je te vomirais par ma bouche.» Le roman se clôt par cette phrase à la fois fataliste et sibylline -«On croit pouvoir y échapper.» Notre hypothèse de lecture est que l'omniprésence polymorphe de la violence physique et symbolique qui parcourt le roman prend toute son insupportable abjection dans la dialogisation de langages et d'univers apparemment très hétérogènes.
Vinson, Marie-Christine

Sur Jean Echenoz, «14»

L'extrait choisi -le début du roman- se termine par cette «Aures habet, et non audiet» («Ils ont des oreilles et n'entendent pas»), qui est une référence à la Bible et à «Quatrevingt-treize» de Victor Hugo. Si cette citation joue le rôle d'une prophétie, la lecture peut alors se pratiquer comme une sorte de mantique qui permet de retrouver le faisceau des intersignes, des signes annonciateurs d'un événement dramatique (la guerre, la mort, les morts), présents dans le texte.
Brodeur, Pierre-Olivier

Autour d'une tête de mort. Essai d'ethnocritique d'un roman édifiant

Les romans édifiants de l'Ancien régime -des fictions narratives en prose qui affichent clairement leur but apologétique- forment un corpus particulièrement propice à l'analyse sociocritique, puisqu'ils s'appuient sur différents types de discours (religieux et littéraires), qu'ils travaillent dans le but de créer de nouvelles représentations littéraires. Dans l'esprit de cet ouvrage, nous avons voulu explorer certains concepts développés par l'ethnocritique, le concept d'embrayeur culturel et celui d'intersigne, en les utilisant dans l'étude d'un des romans édifiants les plus emblématiques de la Contre-Réforme: «Floriane, son amour, sa pénitence, et sa mort».
Wesley, Bernabé

«Rigodon» de Céline. La sociocritique devant une oubliothèque de l'histoire

Par son objet, ses hypothèses heuristiques et sa problématique générale, la sociocritique est une herméneutique de la socialité des textes. Elle a pour but premier de dégager et d'analyser les liens cotextuels et les dynamiques d'interaction qui relient les textes à leur semiosis sociale environnante à partir des caractéristiques scripturales dans lesquelles celle-ci prend forme. Cette perspective d'analyse suppose une prééminence du texte qui favorise le particulier sur le général et part du principe que les formes langagières d'un texte prévalent sur leur contenu, dans la mesure où c'est d'abord en elles que peut se lire «la présence au monde» et la capacité d'invention de la littérature à l'égard du social.
Pelletier, Sophie

La pourriture des perles. Le désir de «Chérie»

En 1881, au début de La Maison d'un artiste, Edmond de Goncourt explique sa passion pour les bibelots et objets d'art: «Pour notre génération, la bricabracomanie n'est qu'un bouche-trou de la femme qui ne possède plus l'imagination de l'homme.» D'emblée, ce désintérêt affiché envers les femmes entre en contradiction avec le sujet principal de la quasi-totalité des romans qu'Edmond et son frère Jules ont fait paraître: que l'imagination des Goncourt ne soit plus "possédée" par la femme ne les a de toute évidence nullement empêché de faire le portrait des Germinie Lacerteux, Manette Salomon, Madame Gervaisais ou La Fille Élisa, vaste galerie d'héroïnes qui, de Soeur Philomène (une religieuse) à La Faustin (une femme de scène), semble chercher à épuiser tous les types féminins.
Pelletier, Vicky

À défaut d'ensauvagement, la sauvagerie

Dans «Running Wild» («Sauvagerie» en traduction française), paru en 1988, J. G. Ballard s'intéresse au phénomène des communautés fermées. Ce récit prend la forme d'une enquête menée par un consultant psychiatre adjoint de la police de Londres, Richard Greville, qui doit faire la lumière sur un massacre sordide resté inexpliqué: au matin du 25 juin 1988, tous les adultes présents à Pangbourne Village, une communauté fermée située dans la banlieue de Londres, sont assassinés à quelques minutes d'intervalle, tandis que les treize enfants, âgés de huit à dix-sept ans, sont portés disparus.
Ménard, Sophie

Démon du midi et crime canulaire. «La Petite Roque» de Maupassant

«La Petite Roque» de Maupassant, publiée en 1885, est l'histoire d'un crime, perpétré par le maire d'un village normand, M. Renardet, qui viole et assassine une paysanne, la petite Roque, âgée de douze ans. Après le meurtre, il est hanté par sa victime et finit par se suicider pour échapper à la hantise. Notre propos est de montrer que ce texte valorise une continuité entre les frontières de la nature et la culture, du domestique et du sauvage, des mondes des morts et des vivants, et, enfin, de la jeunesse et de la vieillesse.
David, Anne-Marie

Les représentations littéraires du travail (1945-2012). Une thèse sociocritique

La rentrée littéraire française de 2010 a été l'occasion de la parution de plusieurs romans sur le monde du travail. Le jeune narrateur de «Libre, seul et assoupi» de Romain Monnery relate avec humour ses premiers démêlés avec le marché de l'emploi, tandis que «L'Enquête» de Philippe Claudel décrit sur le mode kafkaïen une Entreprise tentaculaire où les suicides se multiplient. Nathalie Kuperman et Thierry Beinstingel, quant à eux, traquent dans «Nous étions des êtres vivants» et «Retour aux mots sauvages» le langage et les discours structurant la tragédie salariale quotidienne des anonymes et des sans-grade.
Vinson, Marie-Christine

La promenade à l'envers sur l'âne. Une pratique coutumière, un motif folklorique, une scène de littérature de jeunesse

Le point de départ de cette réflexion est la découverte assez inattendue d'une illustration et d'un court texte rendant compte d'une pratique coutumière de genre charivarique dans un roman pour la jeunesse du XIXe siècle. Paru en 1868 chez Hachette dans la bibliothèque rose, «Diloy le chemineau» de la comtesse de Ségur donne à voir et à lire aux jeunes lecteurs une promenade à l'envers sur un âne ou asouade, scène rituellement organisée pour stigmatiser les maris battus par leurs femmes.
Popovic, Pierre

En lisant Guillaume Drouet

Au départ de «Marier les destins», Guillaume Drouet conteste l'idée que les échanges culturels se dérouleraient du haut vers le bas, c'est-à-dire de la littérature vers la culture commune en une sorte de percolation descendante, ainsi qu'une doxa académique de longue durée s'est complu à le penser. Il pose au contraire qu'il existe des "interactions [...] ascendantes" dans ces échanges. De là dérivent les deux buts de sa lecture des Misérables: procéder à une «relégitimation de la culture populaire» et mettre en place une «dialogisation des univers symboliques». Parce qu'ils sont «un roman sur le peuple et par le peuple», «Les Misérables» sont un texte idéal pour les atteindre.
Machinal, Hélène

Réflexions sur le posthumain. De la question des genres dans «The Night Sessions» de Ken MacLeod

Ken MacLeod est un auteur contemporain que l’on peut présenter par une liste d’adjectifs: écossais, labellisé, politique. Ces adjectifs sont des indicateurs de traits spécifiques qui expliquent sans doute (en partie) les raisons de l’intérêt qui lui est porté. Le premier est un adjectif de nationalité puisque Ken MacLeod est Écossais. Même si ce premier point mériterait développement, car il indique un lien possible entre le posthumain et la dimension postcoloniale, nous le convoquons uniquement pour étayer l’approche culturelle qui sera adoptée dans le cadre de cette analyse. Être Écossais "signifie".
Dahan-Gaida, Laurence

Le gène et la machine. Humain, transhumain, posthumain dans les fictions de Richard Powers

Qu’est-ce que la conscience? Les machines peuvent-elles penser? Avons-nous besoin d’un corps pour penser? Le corps et l’esprit sont-ils une seule et même chose? L’homme est-il programmable génétiquement? Sommes-nous déterminés par la culture ou par notre biochimie? Ces questions sont quelques-unes de celles que pose Richard Powers dans deux de ses romans —«Galatea 2.2» et «Générosité»— qui interrogent les frontières de l’humain à partir de deux figures majeures de l’imaginaire posthumain: le gène et la machine.
Joseph-Vilain, Mélanie

Corps et corporalité dans «Moxyland» de Lauren Beukes

«Moxyland» a été publié successivement dans plusieurs pays anglophones, chez des éditeurs différents, avec des couvertures différentes. Sur la couverture de la version publiée chez Angry Robot, on voit les personnages principaux, ceux qui prennent en charge chacun à leur tour la narration. Cette image ne montre que les contours des têtes de ces personnages, et, au milieu de leur visage, entièrement blanc, le symbole qui s'affiche sur l'écran d'ordinateur quand il est impossible d'afficher une image, une croix rouge sur fond blanc dans un cadre noir. Ces silhouettes sans visage annoncent vraisemblablement les vidéos publiées par Toby sur Internet dans le roman, «faces blanked out of course». Pourtant, bien que leurs traits ne soient pas représentés, le lecteur peut identifier ces personnages sans aucune difficulté.
Vadean, Mirella

L'esprit comme «milieu» des idées. Une inspiration écologique à partir des écrits de Marie Darrieussecq

Peut-on comprendre, à la lumière du savoir écologique, l'esprit comme milieu des idées? Quel serait, depuis cette perspective, le rapport entre l'esprit et l'entendement, ces deux grandes catégories de la pensée? Il a été montré que «l'entendement ne connaît rien par ses seules forces». Les opérations logiques sont conduites par lui, «mais à la condition que la sensibilité lui fournisse les éléments sur lesquels [l'entendement] travaille».

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