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Roldan, Sébastien

Quand l'inconvenance est folie. Dynamiques culturelles de la fêlure dans «La Fortune des Rougon»

La «fêlure» transmise à sa descendance par Adélaïde Fouque, l’aïeule des Rougon-Macquart, affecte l’ensemble des membres des deux lignées issues d’elle, la légitime et l’illégitime, et constitue un moteur capital de l’économie romanesque des vingt tomes composant Les Rougon-Macquart. «La fêlure, c’est la bouche d’ombre par laquelle s’exprime l’origine; la fêlure, c’est la voix de l’originaire», écrit Françoise Gaillard au sujet de ce motif phare de l’écriture d’Émile Zola.
Sicotte, Geneviève

L'argent de Maupassant. Inconvenances intimes, familiales et sociales

Dans toutes les sociétés, l’argent fait l’objet de conventions, de prescriptions et d’interdits, il produit de l’imaginaire et des formes sociales spécifiques. Or une ambigüité, voire une contradiction, structure les représentations de l’argent dans le capitalisme moderne qui se met en place à partir de la Révolution industrielle. En effet, alors qu’il est en position de centralité dans la mentalité bourgeoise, en particulier grâce au développement de l’économie de marché, à la valeur nouvelle accordée au travail et à l’importance grandissante de la consommation, l’argent fait l’objet d’une retenue certaine dans les valeurs ouvertement exprimées de la frange la plus aisée de la bourgeoisie. Ainsi, au moment même où il acquiert dans l’histoire humaine une importance inédite, ceux qui en sont les mieux dotés nient ses dysfonctionnements, les déséquilibres qu’il produit, les injustices ou les malheurs qu’il engendre.
Pelletier, Sophie

Jeunes filles et vieilles filles. Autour de quelques inconvenantes chez Flaubert, Goncourt et Zola

«La différence entre une convention et un contrat», tel est le sujet de la première question que doit affronter Frédéric Moreau lors de son examen à l’École de droit, dans «L’Éducation sentimentale». Vu l’économie romanesque mise en place par Flaubert, qui réserve à Moreau nombre de projets abandonnés et d’occasions manquées, il n’y a rien d’étonnant à ce que le candidat —ému, puis «démoralisé» (ibid.)— rate sa réponse, et tout l’examen, d’ailleurs.
Dumoulin, Sophie

La «liaison inconvenable» dans «Adolphe» de Benjamin Constant. Entre le don et le contre-don

Après avoir passé une soirée en compagnie d’un ami de son père, Adolphe sillonne la campagne, retardant le moment de retourner auprès d’Ellénore, son amante. Il désire être seul. Il médite sur la "liaison inconvenable" qui le consume depuis maintenant trois ans et ressent plus que jamais l’oppression de son inaction dans une situation qui, il le sait, lui est préjudiciable.
Ménard, Sophie

Dons et gueulardises dans «L'Assommoir» de Zola

«Gervaise, très donnante de sa nature, lâchait, écrit Zola dans «L'Assommoir», à chaque instant des litres de vin, des tasses de bouillon, des oranges, des parts de gâteau». La dynamique narrative de ce roman de la socialité s'orchestrerait-t-elle autour de la problématique de la réciprocité? Associé, par les ethnologues, au maintien de l'ordre communautaire, l'échange symbolique, en tant que double obligation rituelle et contrainte sociale d'accepter, et, ensuite, de rendre, sous une forme différente et différée, les dons reçus, sera étudié ici dans son travail de configuration sémantique, discursive et poétique.
Cnockaert, Véronique
Pelletier, Sophie

Avant-propos. La convenance, géométrie variable et arithmétique sociale

«Ce qui est convenable, c'est de faire la grue, [...] et puis de rester à bavardichonner avec les personnes de son sexe», se plaint la jeune Renée Mauperin dans le roman éponyme; par contre, enchaîne-t-elle, «une chose [...] qui n'est pas convenable du tout, c'est de lire, il n'y a que deux and qu'on me permet les feuilletons dans le journal». On le sait, entre les revendications républicaines et les contraintes impériales, le XIXe siècle fut propice à une édification sans précédent de codes et de lois encadrant l'ordre des bonnes mœurs, mais aussi à une prolifération extraordinaire de manuels de bienséance.
Parent, Marie

Agression et résistance. La délimitation de la banlieue chez Alice Munro

Dans une étude menée en 1963 à Charlesbourg, dans la banlieue de Québec, des résidents révèlent que ce qu'ils apprécient le plus de leur quartier est la grande classe de leurs voisins. Pourtant, ils avouent du même coup les connaître à peine et ne pas les fréquenter. Il apparaît important que leurs voisins aient un haut degré de distinction et d'élégance, mais pas de tisser des liens avec eux. Ce que les résidents de la banlieue de Québec recherchent avant tout, c'est d'être entourés de gens qui leur ressemblent et qui correspondent à leur idée de la bonne société.
Brousseau, Simon

La banlieue de Thomas Berger, ou le bungalow comme dispositif immunitaire

Un certain nombre de fictions ont mis en scène le banlieusard comme ce type qui cherche à quitter son milieu, voire même à le fuir, tout en étant irrémédiablement ramené vers lui. Il s'agit d'une tension qui anime le banlieusard nord-américain, l'ambiguïté qui fait de lui un sujet digne d'être exploité. Bien qu'il ait la possibilité de vivre le rêve américain, ne serait-ce qu'en mode mineur, il porte en lui les germes d'une révolte intérieure, le désir, au fond, de nier ses aspirations ou plus radicalement ce qu'il est, sans toutefois avoir la force d'y parvenir.
van der Klei, Alice

La banlieue vue d'ici. Les voisins chez Michel Delisle, Mathieu Arsenault et Patrick Nicol

Quand il est question de la banlieue dans les textes littéraires québécois contemporains, on n'échappe pas aux stéréotypes. L'imaginaire de la banlieue nord-américaine est bâti à partir de clichés qui mêlent conformisme, ennui et aliénation. Afin d'aborder la représentation de la banlieue et de son vécu dans la littérature québécoise, nous proposons d'analyser le regard du personnage in media res, celle ou celui qui observe son prochain en milieu banlieusard.
Nareau, Michel

Espace de transition(s). Banlieue et sociabilité de l'habitation dans le roman québécois

Lorsque Gabrielle Roy fait paraître «Bonheur d'occasion» en 1945, la majorité de la population québécoise est urbaine depuis de nombreuses années. Le roman, en juxtaposant nombre de parcours individuels qui s'écartent de la sphère familiale et qui sont conditionnés par des positionnements sociaux et spatiaux, a défini une lecture réaliste de Montréal ayant servi par la suite à d'autres inventions romanesques de la ville.
Delisle, Michael

Banlieue. Mon point de départ

J'ai aimé «Revolutionary Road» de Richard Yates. Dans ce roman, la banlieue n'est pas une caricature, n'est pas esthétisée, n'est pas critiquée en tant que dortoir. Sa description n'invite pas à l'ironie. Elle a, dans l'existence des personnages, une fonction de salle d'attente. On a un projet grandiose (une vie d'aventure en Europe) et on a acheté une maison, en attendant. Et le projet attend. L'attente finit par prendre des proportions océaniques et quand le héros se secoue, le naufrage a déjà commencé. L'épouse est déjà noyée. Je ne me souviens pas exactement (j'ai lu le roman il y a longtemps) mais, dans mon souvenir, il me semble qu'elle meurt le jour des vidanges.
Mata Barreiro, Carmen

Le territoire de la banlieue dans les écritures migrantes comme spatialisation de l'identité

L'approche actuelle de l'urbain et du périurbain en tant que territoire conçu comme un «palimpseste», proposée par l'historien d'art et d'architecture André Corboz, conclut qu'«il n'y a pas de territoire sans imaginaire du territoire», et que «le territoire est sémantisé» et «discourable».
Popovic, Pierre

Note de lecture sur l'incipit d'«Éboueur sur échafaud» d'Abdel Hafed Benotman

Sa première phrase branche le roman d'Abdel Hafed Benotman sur l'une des cinq dimensions de l'imaginaire social, la cognitivité. Pour le tout jeune Faraht Bounoura, dit Fafa, petit dernier de la famille Bounoura, c'est une révélation: «Le savoir -lire et écrire- ne lui servait à rien.» Voilà mise à mal l'une des évidences doxiques contemporaines les plus consensuelles. Savoir lire et écrire est un droit de la personne humaine pour l'Unesco, la République se fait un devoir d'en garantir l'apprentissage pour tous, l'accès à la culture écrite est de longue date une des premières conditions à l'intégration dans une société comme celle de la France.
Ménard, Sophie

Fafa au pays du Père Noël. Microlecture ethnocritique d'«Éboueur sur échafaud» d'Abdel Hafed Benotman

Notre propos est de montrer que l'incipit d'«Éboueur sur échafaud» de Benotman se caractérise par une hybridation et une pluralité culturelles. Relatant un rite fondateur de la virilité, celui de la circoncision, le premier chapitre allie la traversée rituelle musulmane à la fête chrétienne de Noël, dans un jeu subversif et poétique de belligérance culturelle.

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