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Heulot-Petit, Françoise

Le monologue pour parler du 11 septembre 2001. Le drame de la parole issue du disparu: à propos de «Je rien Te deum» de Fabrice Melquiot et «Trois semaines après le paradis» d’Israël Horovitz

Parler du 11 septembre 2001, c’est évoquer le choc de quelques minutes qui ont frappé des corps et des mémoires, c’est essayer de formuler la brièveté d’une expérience vivante qui ne laisse plus de place aux mots. L’événement touche des humains et semble, au premier abord, bloquer la pensée rationnelle. Comme tout fait historique majeur, il est pourtant sujet à analyses, mais ses conséquences directes restent souffrance et incompréhension. Or, des auteurs dramatiques ont tenté de traduire les actions, les sentiments et les pensées de ceux qui ont vécu la catastrophe. Nous allons nous attacher à deux d’entre eux.
Dussault, Myriam

Ce qui reste de ce qui n’est plus. Rencontre de la cendre, de l’ombre et de la lumière dans «Silvelake Life: The View from Here»

Le sida, en ce qu’il a partie liée avec la mort, ne semble pas pouvoir s’écrire ni se dire, mais plutôt se donner à voir par la monstration d’images corporelles qui attestent de la catastrophe, révélant l’ineffable de ce qu’un tel témoignage de la souffrance enjoint.
Théorêt, Émilie

Entre lyrisme et autobiographie dans «N’être» de Thérèse Renaud

Thérèse Renaud est signataire du Refus global. Elle publie un recueil de poésie à l'époque où elle fréquente le groupe automatiste, en 1946. Puis, à la suite de son mariage et de la venue d'un enfant, un silence d'une vingtaine d'années la sépare de la reprise de l'écriture. Le reste de l'oeuvre se caractérise par une forte quête identitaire où le sujet féminin tente d' inscrire sa subjectivité en dehors du discours dominant.
Lussier, Alexis

L'Autre du miroir

Un texte d'Isaac Jogues sera commenté sous un certain angle: celui de la détermination d'un regard qui fonctionne comme miroir et adresse: une destination de l'image qui vient au corps pour en dire l'incarnation.
Cliche, Anne Élaine

Féerie pour un temps sans mesure. Louis-Ferdinand Céline chroniqueur du désastre

Le temps passe, paraît-il, et nous emporte avec lui. Est-ce si sûr? Il va sans dire, en tout cas, que dans cet emportement général, chacun s’accroche à ses morceaux —épaves ou projets, souvenirs ou ambitions—, à jamais décalé de l’histoire et de la mémoire, et de ce fait livré à la hâte, au retard, à cette condition finalement indépassable d’existence inopportune, intempestive et déplacée.

L’éthique du corps: une mystique laïque dans «La mort propagande»

En 1977, un texte d’Hervé Guibert marque les esprits par l’obscénité qu’il met en scène. Les douze autoportraits qui composent La mort propagande se présentent, indépendants les uns des autres, comme les explorations des domaines du corps, de ses déjections, du sexe, de la violence et de la mort. Ils sont néanmoins ordonnés de façon à former le périple d’un «je» à travers ces épisodes, aboutissant à la mort physique. Entreprise de déconstruction du Moi? Volonté subversive, esprit de révolte ou de provocation puérile? Le lecteur peut y lire des attitudes et des objectifs divers. Un personnage se dessine pourtant à travers les segments et les expérimentations. Il s’agit d’un jeune homme d’une vingtaine d’années, H.G., dont les pratiques d’hygiène corporelle et de sexualité semblent ignorer les normes sociales, les tabous et les contraintes. Publié à l’époque où les sexualités «se libèrent», le texte se déploie sans allusion aucune à un ensemble de discours militants. Contrairement aux groupes qui n’hésitent pas à faire de la sexualité un fondement identitaire et qui réclament une plus grande place au sein de la société, le jeune homme H.G. occupe un espace marginal et y exerce ses pratiques dans un ordre de discours différent de celui privilégié par d’autres acteurs. À coup sûr, H.G. met son corps de l’avant. La façon dont le personnage se déploie pour parvenir à énoncer une vérité –à tout le moins la vérité de sa condition individuelle– retiendra notre attention. Notre propos général consiste en un rapprochement du texte de Guibert avec l’hagiographie classique telle que théorisée par Michel de Certeau. Nous cheminerons à travers différentes perspectives pour arriver à montrer que La mort propagande adopte une rhétorique et une poétique mystiques.

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