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Quand l'évènement fait irruption dans la fiction

On continue de se demander quelle est la part de l’évènement dans toute fiction. Voici le début de l’introduction du collectif, L’imaginaire du 11 septembre 2001. Motifs, figures et fictions, que nous avons cosignée Alice van der Klei, Annie Dulong, Simon Brousseau et moi-même; elle exploite ce moment où l’évènement surgit et perturbe de façon majeure une fiction.

Le traitement des paysages dans "Into the wild" de Sean Penn

« Il parcourt les routes de l’Ouest, envoûté par les dimensions et la puissance du paysage, excité par de petites infractions à la loi, goûtant la compagnie d’autres vagabonds rencontrés en chemin et laissant les circonstances décider de sa vie » 

- Jon Krakauer

J’ai découvert le film Into The Wild grâce à une discussion avec mon père qui, pourtant cinéphile, m’avait fortement déconseillé de le regarder. Il m’avait confié sa déception en me résumant le scénario de cette manière : « il y est question d’un jeune idéaliste qui après avoir traversé les États-Unis va se perdre au fin fond de l’Alaska et meurt stupidement. Aucun intérêt. » L’adolescence et l’esprit de contradiction aidant, j’ai eu soudainement très envie de voir ce film, récit d’un voyage tragique. 

La circularité de l’espace dans "Paterson" de Jim Jarmusch

Dès ses premiers long-métrages au début des années 1980, Jim Jarmusch a su inscrire sa filmographie dans la continuité du courant postmoderne amorcé au tournant des années soixante, où rupture et métamorphose déconstruisent l’œuvre filmique pour la réagencer dans un nouveau souffle. 

Habiter la fuite: Pratiques spatiales de l'échappée

« Creo que todo va a salir bien para nosotros, Chauk. Vamos a llegar a donde queremos ir. »1 - Juan

« Car seul ce qui est lui-même un lieu […] peut accorder une place. » - Martin Heidegger

Il y a des réflexions qui forcent à partir, à ne pas rester ni dans une œuvre ni dans une théorie, mais à s’aventurer au-dehors, au risque de se fourvoyer et de se perdre. La réflexion que j’essaye de mener est de celles-là. Elle emprunte, au fond, les traits de ce qu’elle interroge : la fuite, l’échappée, traçant une ligne fragile entre deux lieux, l’un refusé, l’autre appelé, l’un inhabitable et l’autre rêvé.

Maison et frontières en transition dans "Into the forest" de Jean Hegland

« Home sweet home », « There’s no place like home », « Home is where the heart is »… Autant de dires populaires entendus encore et encore et qui positionnent la maison en tant que lieu par excellence du bien-être, du confort, de la protection. Mais qui dit maison dit aussi maison hantée, inquiétant familier voire même séquestration. Figure équivoque s’il en est une, la maison ouvre et ferme ses seuils, cache ou expose ses habitant.e.s, les enferme ou les abrite. Un excellent exemple de cette ambivalence des valeurs et fonctions associées à la maison peut être retrouvé dans le roman Into the forest de Jean Hegland. 

Quand la crise de virilité remplace la crise d'adolescence

 

    En 2014, Patrick Isabelle publie Eux, son deuxième roman. Il s'agit du premier volet d'un triptyque. Suivront Nous (2016) et Lui (2017). Tous trois sont publiés chez Leméac, dans sa collection « Jeunesse ». Eux est un roman à la première personne qui nous plonge dans le quotidien d'un adolescent du secondaire. A aucun moment on n'a connaissance de l'identité du personnage principal que l'on suit tout de même pendant trois années. Exclu par ses camarades, celui-ci est confronté au quotidien à la violence verbale et physique de ses pairs. De persécution en persécution, le personnage principal d'Eux prend une lourde décision : se venger en commettant une tuerie scolaire.  

    Cet article propose de s'intéresser à la crise de virilité vécue par le personnage du roman de Patrick Isabelle.

 

 

My Lonesome Cowboy,Takashi Murakami,1998.

 

La Littératie dévirilisante (Approche ethnocritique des "Hypocrites" de Berthelot Brunet)

(En cours de correction)

 

Le seul roman de Berthelot Brunet, Les Hypocrites, publié en 1945, raconte la vie d'un personnage fictif, Philippe, de son enfance jusqu'à son mariage. Le récit raconte un double passage : le retour de Philippe à la foi catholique de ses pères, et son mariage avec une ancienne maîtresse. Nous partons de l'hypothèse de l'ethnocritique d'une homologie entre rite de passage et récit, pour montrer que le texte sape systématiquement le processus du rite par la mise en scène de la longue déchéance du personnage principal, se détruisant par l'alcool, la drogue, ... et la littérature.

 

Philippe est un jeune garçon timide, qui a été initié à la vie essentiellement par la littérature. La littérature, qui l'aide à surmonter sa timidité et à construire une façade de personnalité, sert rapidement d'écran, d'unique médiateur entre lui et le monde. Le texte fait de la littératie un actant dans le récit de la vie du personnage. La littératie le fait régresser sans cesse vers l'enfance : la littératie préside au processus de dévirilisation qui le maintient dans une phase liminaire et dans la marginalité sociale. 

 

C'est de cette logique narrative caractérisée par une tension entre passage et déchéance, entre rédemption et chute, que s'énonce une critique sociale et morale à la fois féroce et lucide. Cette littérature critique est essentiellement une critique de la littératie.

 

L'ensauvagement manqué de l'enfant chargé de songes

Pourquoi l’ensauvagement tant désiré n’est-il pas opérant, qu’est-ce qui l’empêche, et qu’est-ce que ce texte nous apprend des conditions favorables et nécessaires à l’épreuve véritable du seuil et de son passage? Il apparaît que ces personnages, et surtout celui de Julien sur qui nous choisissons de nous centrer, tout en passant à côté d’une authentique expérience de leur liberté, ont quelque chose à nous dire sur la nature des frontières où ils demeurent et sur les possibilités de leur franchissement.

Écritures de la loi et procès charivarique dans «Kamouraska» d’Anne Hébert

Qu’en est-il de la distance introduite par l’écriture lorsque le droit ou la loi –eux-mêmes souvent écrits – sont précisément saisis par les œuvres littéraires? C’est en gardant la proposition de Jack Goody et cette question à l’esprit que nous aimerions nous intéresser dans le cadre de la présente recherche à la manière dont la loi s’écrit dans le roman Kamouraska d’Anne Hébert, en nous posant plus précisément la question de savoir comment la raison graphique vient imprimer sa marque au récit et bouleverser l’économie romanesque dès lors qu’il est question de la loi et du rapport à celle-ci.

Quand roman et performance se recoupent: Paul Auster et Tehching Hsieh

Qu'ont en commun Tehching Hsieh et Paul Auster? En 1981-1982, ils ont tous deux exploré les rues de Manhattan, le premier lors d'une perfomance d'un an, le second dans le cadre de son roman Cité de verre. La réflexion qui suit entreprend de mettre en relation ces deux projets.

Politiser l'image. Quelques pistes de réflexion féministes sur l'oeuvre de Karoline Georges

Toucher une image quand on est une homme et toucher une image quand on est une femme, ce n'est pas le même geste. Ces quelques lignes souhaitent, comme leur titre l'indique, politiser l'image et ses manipulations en s'intéressant à un des aspects de la réception initiale du travail artistique de Karoline Georges sur Second Life.

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