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Coté-Fournier, Laurence

Un cadre banlieusard. Le portrait de famille comme miroir déformant

La banlieue, selon ses représentations littéraires et cinématographiques, serait le havre des familles voulant échapper à la dépravation des villes. L'ironie, dans plusieurs de ces représentations, serait que la famille soi-disant normale et exemplaire se révèlerait, elle aussi, hantée par quelque squelette dans son placard. Le rêve américain que symbolise la banlieue des barbecues et des pelouses bien taillées ne parviendrait pas à se réaliser dans cet endroit, lequel, au contraire, mettrait à mort ce rêve en enfermant ceux qui le poursuivent dans des réalités aliénantes, celle de la ménagère névrosée ou encore celle du mari domestiqué par la vie familiale.
van der Klei, Alice

La banlieue vue d'ici. Les voisins chez Michel Delisle, Mathieu Arsenault et Patrick Nicol

Quand il est question de la banlieue dans les textes littéraires québécois contemporains, on n'échappe pas aux stéréotypes. L'imaginaire de la banlieue nord-américaine est bâti à partir de clichés qui mêlent conformisme, ennui et aliénation. Afin d'aborder la représentation de la banlieue et de son vécu dans la littérature québécoise, nous proposons d'analyser le regard du personnage in media res, celle ou celui qui observe son prochain en milieu banlieusard.
Nareau, Michel

Espace de transition(s). Banlieue et sociabilité de l'habitation dans le roman québécois

Lorsque Gabrielle Roy fait paraître «Bonheur d'occasion» en 1945, la majorité de la population québécoise est urbaine depuis de nombreuses années. Le roman, en juxtaposant nombre de parcours individuels qui s'écartent de la sphère familiale et qui sont conditionnés par des positionnements sociaux et spatiaux, a défini une lecture réaliste de Montréal ayant servi par la suite à d'autres inventions romanesques de la ville.
Messier, William S.

Totalement ville, complètement nature

Jusqu'à maintenant, dans mon humble parcours littéraire, je me suis intéressé à la représentation de la vie de jobbeurs, du travail manuel et d'une certaine ruralité industrielle des Cantons-de-l'Est. Ça m'a valu l'honneur d'être associé par la critique à un certain retour à la terre ou au territoire dans la littérature contemporaine. Ce n'est pas sans enthousiasme que je prends graduellement conscience de cette idée. Sauf que je ne peux pas m'empêcher de vouloir aiguiller dans la mesure du possible ces lectures, quitte à écorcher un peu le romantisme attaché à mon supposé retour à la terre. En fait, il faut savoir que je ne suis vraiment pas un gars de campagne.
David, Carole

Dix minutes en banlieue

Et s'il fallait lire les événements de Saint-Léonard dans l'émergence de cette banlieue aux confins de Rosemont et de ville d'Anjou, cohabitation entre l'espace urbain et ses immigrants, conjuguée au patrimoine de la terre? Loin des vicissitudes de la ville, dans l'hybridité culturelle et linguistique, s'est joué un des conflits linguistiques majeurs de l'histoire du Québec à la fin des années 60.
Delisle, Michael

Banlieue. Mon point de départ

J'ai aimé «Revolutionary Road» de Richard Yates. Dans ce roman, la banlieue n'est pas une caricature, n'est pas esthétisée, n'est pas critiquée en tant que dortoir. Sa description n'invite pas à l'ironie. Elle a, dans l'existence des personnages, une fonction de salle d'attente. On a un projet grandiose (une vie d'aventure en Europe) et on a acheté une maison, en attendant. Et le projet attend. L'attente finit par prendre des proportions océaniques et quand le héros se secoue, le naufrage a déjà commencé. L'épouse est déjà noyée. Je ne me souviens pas exactement (j'ai lu le roman il y a longtemps) mais, dans mon souvenir, il me semble qu'elle meurt le jour des vidanges.
Loiselle, Fannie

Inventer une mémoire pour la banlieue

Le 28 février 2013, un homme a été englouti par un trou géant qui s'est ouvert dans sa maison, en banlieue de Tampa, en Floride. Seul le plancher de la chambre a sombré avec le disparu; avant d'être rasées par mesure de sécurité, les autres pièces de la demeure étaient intactes. En prenant connaissance de ce fait divers, j'ai pensé qu'il correspondait parfaitement à mon sentiment sur la vie en périphérie d'une grande ville: sa formidable inertie aspire les gens dans les entrailles de la Terre.
Gervais, Bertrand

L'idiot de la banlieue. «Bienvenue au conseil d'administration» de Serge Cardinal

La banlieue rend-elle idiot? A-t-on droit, avec l'idiot de la banlieue, à une simple inclusion, à un fait anecdotique, accidentel - il y a un idiot et il se trouve qu'il est dans une banlieue -, ou à une relation nécessaire, une conséquence formelle, la banlieue faisant de ses habitants des idiots? Que faut-il entendre par idiot de toute façon? En d'où vient cette idée de le lier à la banlieue?
Tremblay-Gaudette, Gabriel

Les déclinaisons multiples de la banlieue dans le hip-hop québécois

On pourrait penser que la culture hip-hop et la banlieue nord-américaine ne font pas bon ménage. Dans l'imaginaire collectif, le hip-hop est ramené à plusieurs tropes -le rappeur, jeune homme généralement noir, exhibant sa fortune matérielle, qui revendique un mode de vie hédoniste et ne répudie pas les activités criminelles -que l'on associerait mal à la banlieue, caractérisée par un mode de vie paisible, banal, voire ennuyant, le terreau de la famille de classe moyenne.
Marcotte, Sophie
David, Sylvain

La banlieue en périphérie d'elle-même

Dans le cadre d'un collectif voué essentiellement à l'étude des représentations littéraires et cinématographiques de la banlieue, nous avons voulu explorer une autre facette de celle-ci, moins caricaturale, plus proche d'une certaine "réalité". Il n'était évidemment pas question de proposer une contribution en urbanisme, un domaine qui nous est étranger. Nous avons toutefois eu l'idée d'un compromis: dépouiller les journaux communautaires publiés en périphérie de Montréal pour voir quelles conceptions ou représentations de la banlieue y sont projetés.
Gervais, Bertrand
van der Klei, Alice
Parent, Marie

Introduction. La banlieue avec et contre ses clichés

Phénomène d'urbanisation majeur, la banlieue a pris de multiples formes en Occident après la Deuxième Guerre mondiale. En Amérique du Nord, alors qu'elle avale progressivement des kilomètres de territoire, elle est devenue une figure incontournable et, d'une certaine manière, embarrassante. Les auteurs qui participent à ce collectif le soulignent touts l'un après l'autre: la banlieue génère presque à tout coup le même lot de tropes, de thèmes et d'images constamment ressassés dans le discours social.
Popovic, Pierre

Note de lecture sur l'incipit d'«Éboueur sur échafaud» d'Abdel Hafed Benotman

Sa première phrase branche le roman d'Abdel Hafed Benotman sur l'une des cinq dimensions de l'imaginaire social, la cognitivité. Pour le tout jeune Faraht Bounoura, dit Fafa, petit dernier de la famille Bounoura, c'est une révélation: «Le savoir -lire et écrire- ne lui servait à rien.» Voilà mise à mal l'une des évidences doxiques contemporaines les plus consensuelles. Savoir lire et écrire est un droit de la personne humaine pour l'Unesco, la République se fait un devoir d'en garantir l'apprentissage pour tous, l'accès à la culture écrite est de longue date une des premières conditions à l'intégration dans une société comme celle de la France.
Ménard, Sophie

Fafa au pays du Père Noël. Microlecture ethnocritique d'«Éboueur sur échafaud» d'Abdel Hafed Benotman

Notre propos est de montrer que l'incipit d'«Éboueur sur échafaud» de Benotman se caractérise par une hybridation et une pluralité culturelles. Relatant un rite fondateur de la virilité, celui de la circoncision, le premier chapitre allie la traversée rituelle musulmane à la fête chrétienne de Noël, dans un jeu subversif et poétique de belligérance culturelle.
Wesley, Bernabé

«Où vont les vaisseaux maudits?» de Marie Cosnay

Aux premières lignes d'«Où vont les vaisseaux maudits?», le narrateur évoque le sentiment que la mémoire collective se réduit désormais à une accumulation d'archives dénuée de sens: «Je me suis installé dans la petite salle que l'on appelle salle des archives alors que depuis longtemps il n'y a plus d'archives mais des dossiers à classer». À cette hypermnésie archivale où l'empreinte du passé sur le présent est quelque chose de figé, la prose de Marie Cosnay oppose un texte fait de spirales de fictions, d'imbrications sémantiques et de figures mystérieuses.

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