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Bordeleau, Benoit

Déambuler rue Ontario. Raboudinage d'une artère montréalaise

Si certaines artères de la ville de Montréal, comme Saint-Laurent (la Main), Saint-Denis, Saint-Urbain et Sainte-Catherine, ont obtenu leurs lettres de noblesse par le biais d'oeuvres littéraires marquantes, leur vie culturelle ou la diversité de leurs habitants, il n'en va pas de même pour la rue Ontario. Celui qui déambule rue Ontario se rend compte rapidement qu'il entre en contact avec des mondes contrastés qui, pourtant, témoignent d'une certaine cohérence. Entretenant un rapport métonymique avec les quartiers qu'elle traverse, à savoir le Centre-Sud et Hochelaga-Maisonneuve, cette Main de l'East Side montréalais, tantôt espace de liberté, tantôt cimetière, est présentée dans la chanson populaire et dans la littérature québécoise comme une courtepointe.
Landry, Mélanie

L'ambiguïté fondamentale du Styx, vivant fleuve des morts

Même s'il s'agit d'un cours d'eau appartenant à la tradition gréco-romaine antique, rares sont ceux qui, de nos jours, n'ont jamais entendu parler d'un lieu nommé Styx. Le Styx est essentiellement un fleuve des enfers grecs, l'Hadès, que les âmes des morts traversent à bord de la barque du nocher Charon. Si cette image stéréotypée et simpliste est la seule qu'il nous reste aujourd'hui du Styx, il convient de préciser que ce fleuve antique faisait l'objet d'une représentation beaucoup plus complexe dans l'imaginaire ancien. L'existence du Styx étant directement associée aux croyances dites païennes, leur déclin, dû à l'expansion de la culture judéo-chrétienne, a transformé ce fleuve sacré en lieu disparu.
Chartier, Daniel

Introduction. Penser le lieu comme discours

Posons l'hypothèse que le lieu -ou l'idée du lieu, nous y reviendrons- existe d'abord et avant tout comme un réseau discursif, donc comme une série et une accumulation de discours, qui en détermine et façonne les limites, les constituantes, l'histoire, les paramètres, etc. Par discours, entendons tout à la fois la fiction (romans, films, chansons, poèmes, pièces de théâtre, légendes) et le documentaire (reportage, guides de voyage, récits de vie, histoires personnelles), qu'il soit fixé (par l'écrit, l'enregistré, la mémoire collective) ou passager (conversations, racontars).
Parent, Marie
Vallières, Stéphanie

Présentation de l'ouvrage

L'ouvrage que nous proposons ici se penche sur ce qui constitue, discursivement et culturellement, un «lieu». La prémisse principale du séminaire de Daniel Chartier, à la source de cette réflexion, est que le lieu, qu'il existe géographiquement ou non, est avant tout «une idée de lieu», se composant de la somme des discours produits sur lui -discours littéraires bien sûr, mais également diverses représentations issues tant de la culture restreinte que de la culture populaire. Le lieu sera ainsi abordé comme un signe, susceptible de révéler les valeurs et les contradictions de ceux qui l'érigent, l'habitent ou le pratiquent.
Cloutier, Marianne

Quelques variations sur le darwinismes. Le bioart et ses mises en culture du vivant

Les protagonistes du bioart ont véritablement donné corps à l’idée d’une modulation du vivant à des fins purement artistiques et esthétiques. Ces artistes transforment plantes, animaux et matières biologiques en matériaux à création: «[t]ransgenèse, culture de tissus, hybridation ou sélection végétale ou animale, homogreffes, synthèses de séquences d’ADN artificielles, neurophysiologie [et] technologies de visualisation de la biologie moléculaire» sont désormais considérés comme de nouvelles techniques.
Paquet, Amélie

Le touriste ou celui qui préférait éviter les événements dans «Plateforme» de Michel Houellebecq

L'événement constitue une rupture imprévisible qui engendre un changement d'état dans le cours du monde quotidien. Jean-Pol Madou, dans «L'événement, l'idée et le phénomène», rappelle l'origine grecque du mot: «Tout événement est un scandale, du grec «skandalon». Pierre d'achoppement pour la pensée, car tel est bien le sens originaire de «skandalon», l'événement n,a jamais eu véritablement droit de cité en philosophie».
Bouchard, Pascale

Postmodernisme et féminisme. Étude de «Des histoires vraies+dix» de Sophie Calle

Rituels, jeux, règles à suivre, répétitions, mystères, filatures. Autant de mots qui définissent la démarche artistique de Sophie Calle. L'hommage qui lui a été rendu en 2003 au Centre Pompidou à Paris et l'imposant catalogue «Sophie Calle m'as-tu vue» tiré de cette exposition montrent à quel point l'artiste use de méthodes artistiques extravagantes.
Saint-Martin, Lori

Avant-propos

Issus d'un colloque étudiant organisé en marge d'un séminaire de 2e-3e cycles offert à l'automne 2009, les sept textes qui suivent explorent une multiplicité de pratiques liées à ce que j'ai appelé «les pensées "post-"» : mouvances postmodernes et postcoloniales, mais aussi féministes (post)-identitaires. Ces dernières interrogent et font bouger les frontières du genre au lieu de revendiquer «simplement» (si tant est qu'on puisse trouver une telle revendication «simple») l'égalité des sexes dans un système inchangé pour le reste.
Théorêt, Émilie

Entre lyrisme et autobiographie dans «N’être» de Thérèse Renaud

Thérèse Renaud est signataire du Refus global. Elle publie un recueil de poésie à l'époque où elle fréquente le groupe automatiste, en 1946. Puis, à la suite de son mariage et de la venue d'un enfant, un silence d'une vingtaine d'années la sépare de la reprise de l'écriture. Le reste de l'oeuvre se caractérise par une forte quête identitaire où le sujet féminin tente d' inscrire sa subjectivité en dehors du discours dominant.

Source : Magazine Spirale

Kim Kielhofner raconte

18 mai 2017 Sophie Drouin Mittelnacht, de Kim Kielhofner, présentée à Sporobole, centre en art actuel (Sherbrooke), du 27 janvier au 18 mars 2017. /// Néologisme inventé par l’artiste Kim Kielhofner, « Mittelnacht » fait vaguement référence au milieu de ...

Source : Magazine Spirale

S’écraser pour raconter

Philippe St-Germain Alexandre Fontaine Rousseau et Francis Desharnais, Les premiers aviateurs, Montréal, Pow Pow, 2016, 116 p. /// Les catastrophes aériennes sont de remarquables… moteurs narratifs. Si les artistes ont souvent inventé des accidents à des ...

Source : Magazine Spirale

Pense-bête

14 octobre 2016 Gabriel Tremblay-Gaudette Catherine Lepage, Zoothérapie, Montréal, Somme Toute, 2016, 104 p. /// Aborder un sujet délicat ou tabou dans une œuvre d’art est un processus difficile, notamment en raison de tous les pièges dans lesquels il ...

Source : Pop en Stock

Le Dinosaure que donc je suis? Évolutions et réécritures des rapports inter espèces (XIXe – XXIe siècles)

Dinosaures et dinomaniaques Le Dinosaure que donc je suis? Évolutions et réécritures des rapports inter espèces (XIXe – XXIe siècles) Catégories: Fiction, Philosophie, Idéologie, Cinéma, Littérature, Science-fiction   Par définition, est «dinomaniaque» ...

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