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Dinard, vue depuis Saint-Malo [1]
Boisvert, Marc-André

Quand les corps deviennent espaces, ou le paysage comme espace relationnel dans «Les Solidarités mystérieuses» de Pascal Quignard

Sur la lande bretonne, une femme assise sur un rocher se cache parmi les herbes hautes et regarde la mer. Dans le crépuscule, Claire Methuen n’est qu’une ombre filiforme; sa maigreur, son corps émacié et son long cou rappellent la silhouette des échasses, grues et autres charadriiformes.

Jürges, Christina

Lieux imaginaires et espaces sémiotiques. Les figures spatiales dans les romans de Marie-Célie Agnant et de Renan Demirkan

L'histoire du Canada est celle d'un pays d'immigration. L'Allemagne, par contre, n'est devenue un pays d'immigration qu'après la Deuxième Guerre mondiale. Même s'il s'agit de deux phénomènes d'immigration différents, on y constate néanmoins un certain nombre de points communs. Les expériences des migrants sont devenues des sujets dans les deux champs littéraires, dans les littératures migrantes tant canadienne qu'allemande.

Le glanage dans la nature et la lecture. Parcours des "Chemins de sable" de Jean-Pierre Issenhuth

Glaner, c’est ramasser après la moisson. C’est aussi cueillir et recueillir, récolter ce qui souvent est oublié, grappiller, butiner et attraper au passage, un fruit comme une impression. Le glanage relève d’abord du geste sensible qu’il importe de découper en étapes cycliques, pour mieux les observer : celle du regard, en premier lieu, qui ne gagne rien à embrasser le champ dans son entièreté. Il ne serait alors perçu que comme immensité vide où plus aucune trace de légume ne subsiste : un horizon de terre retournée et de sillons dévastés. Ce que voient tous les regards, sauf ceux du glaneur et de la glaneuse. Le leur est précis : la tête doit être basse, les yeux posés au sol, sur le bout des bottes ou à quelques mètres tout au plus devant soi.

Là où la fin rencontre le commencement : le jardin en ruines de la fiction apocalyptique "Le jardin de Winter" de Valerie Fritsch

« Quand la ville sera morte, la Végétation l’envahira, elle grimpera sur les pierres, elle les enserrera, les fouillera, les fera éclater de ses longues pinces noires; elle aveuglera les trous et laissera pendre partout ses pattes vertes.1»

Le jardin de Mary Reynolds : Réflexions horticoles dans le film "Dare To Be Wild" de Vivienne de Courcy

«Imagine you could change the world. I began by sowing  a seed.  »

Mary Reynolds

« Il me semble qu’un jardin, à son tour, devait mettre en perspective l’irrévérence ou la sagesse, ou les deux à la fois: exprimer une opinion »

Gilles Clément

Gelée de groseilles et végétation envahissante. La mémoire du jardin et des plantes dans "Le goût des pépins de pomme" de Katharina Hagena

Ainsi se sont parachevées des œuvres où toute une époque demande à la nature, pourtant en mutation perpétuelle, de transmettre aux âges futurs l’image de ce qu’elle voulait être1.

Michel Baridon

9 éléments trouvés