Un déferlement d’événements mis en récit par les médias que l’on nomme «récit médiatique», sollicite quotidiennement l’homme contemporain. Ce récit tend à envahir le champ de l’information et d’après de nombreux critiques, il devient de la sorte aujourd’hui le modèle narratif dominant. Contrairement au «temps long» des récits historiques, le temps du récit médiatique ne s’octroie aucun recul. Il saisit le plus souvent le fait dans son immédiateté et le livre tel quel au lecteur ou au spectateur. Mon propos va consister à interroger ce que ce type de récit introduit de nouveau dans la perception du temps et dans la construction d’une «identité» narrative.
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Des précurseurs que sont Platon et Aristote aux grands utopistes qu’ont été Rabelais, Francis Bacon, Voltaire ou Charles Fourier, pour n’en nommer que quelques-uns, la littérature et la philosophie ont fourni plus d’une occasion de réfléchir au meilleur des mondes.
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Difficile de parler de l’engagement de la littérature sans se demander ce qu’est la littérature, ce que signifie écrire ou même lire. Telles étaient déjà quelques-unes des questions qui traversaient le célèbre essai de Jean-Paul Sartre, «Qu’est-ce que la littérature?»
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Sommes-nous dans l’après? L’avons-nous dépassé? Le pessimisme fin de siècle et la pensée no future a-t-il cédé aux promesses d’un nouveau millénaire? Le numéro 12 propose d’aborder, non pas un concept ni un thème, mais un préfixe: «post-».
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Le fou investit la marge, s’agite dans les espaces limites, parle un discours en rupture avec la norme. Son histoire s’écrit à partir des frontières et des seuils, parce qu’elle se tient, comme le dit Foucault, au-delà du partage.
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Si, comme le dit Jacques Rancière dans Le partage du sensible, «le réel doit être fictionné pour être pensé », il convient de s’interroger sur la posture des écrivains qui tentent de représenter, par le biais d’œuvres de fiction, une certaine réalité historique.
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Dans un entretien intitulé «La Critique du ciel», Philippe Muray, répondant à une question sur l’utilité de la littérature, énonce qu’elle ne sert qu’«à nous dégoûter d’un monde que l’on n’arrête pas de nous présenter comme désirable».
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Les articles qui composent Postures 8 nous apprennent, chacun à leur manière, que ce numéro s’ouvre sous le signe de l’invention, voire de la réinvention du langage et des formes littéraires.
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En axant la thématique de son septième numéro sur les diverses relations qui existent entre les objets littéraires et artistiques, Postures souhaitait exposer à la fois la permanence et I'avant-gardisme de la problématique interdisciplinaire.
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Les auteurs de ce sixième numéro de la revue proposent à la fois des études novatrices de «classiques» québécois, une première prise en compte d'oeuvres très récentes et l'analyse d'un texte peu étudié par l'histoire littéraire.
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