Université du Québec à Montréal
RADICAL

Les agents du développement de l’art hypermédiatique au Québec

Articles des chercheurs
Année de parution:
2011

Pour quiconque s’intéresse au fait francophone en Amérique du Nord, le contexte linguistique particulier du Québec est amplement connu. Le lecteur initié est déjà au courant des divers enjeux relatifs à la préservation de la langue et de la culture francophones qui se joue, dans le contexte québécois, en concordance étroite et névralgique avec celle de territoire. Un territoire géographique bien sûr mais aussi un territoire culturel fortement ancré dans l’imaginaire contemporain de la société québécoise. Un imaginaire que les Québécois développent et entretiennent à travers la production d’oeuvres manifestes qui revendiquent haut et fort les spécificités de la francophonie. Cette question du territoire n’est pas innocente car elle se traduit de manière particulière dans le contexte de la création hypermédiatique, création d’oeuvres littéraires et artistiques conçues et réalisées pour une diffusion sur le Web, ce que ce texte tentera de mettre en évidence.

Dans la courte histoire des arts médiatiques, les artistes du Canada et du Québec ont très vite été reconnus comme des pionniers, que l’on pense au développement de la vidéo narrative des années soixante-dix ou encore aux recherches formalistes et spatiales des années quatre-vingt. Plus récemment, l’appropriation du Web par plusieurs artistes photographes, vidéastes, écrivains ou sculpteurs témoignent largement de la vitalité de la création francophone dans le continent nord-américain. Le contexte socioéconomique du Québec, de même que l’apport important de programmes de subventions publiques ou privées ont été favorables aux pratiques artistiques et souvent des moteurs essentiels de son développement.

Dans ce contexte, je propose un portrait général de l’art Web au Québec à travers la présentation de différents agents qui ont favorisé sa création et sa diffusion. Cette liste n’est ni exhaustive, ni exclusive. Il ne s’agit pas tant de recenser l’ensemble des ressources, instituts, programmes ou lieux de diffusion que d’exposer quatre cas exemplaires et complémentaires qui permettent, à mon avis, de bien saisir le phénomène dans une perspective sociale et organique. J’ai retenu pour les fins de cette publication deux centres autogérés par les artistes, La Chambre Blanche de Québec et le Studio XX de Montréal, un cyberpériodique francophone le magazine Archée et un centre de recherche universitaire le Laboratoire de recherche sur les oeuvres hypermédiatiques NT2 de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Suite en format pdf.

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Cet article a d'abord été publié sous la forme d'un chapitre de l'ouvrage Le cyberespace francophone. Perspectives culturelles et médiatiques, dirigé par Monika Haberer et Christoph Vatter (Gunther Narr, 2011).

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Pour citer ce document:
Lalonde, Joanne. 2011. « Les agents du développement de l'art hypermédiatique au Québec ». En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. <http://oic.uqam.ca/fr/publications/les-agents-du-developpement-de-lart-hypermediatique-au-quebec>. Consulté le 15 décembre 2018. Publication originale : (Le cyberespace francophone. Perspectives culturelles et médiatiques. 2011. Tübingen : Narr Verlag. p. 135-144).
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Objets et pratiques culturelles:
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