Colloque
Université du Québec à Montréal

Figures de violence

Dimanche 1 Février 2009 - Jeudi 30 Avril 2009

 

Présentation du colloque

Figures de violence est un colloque en ligne bilingue. Il est de nos jours courant d’accuser les différents médias de se prêter à une certaine banalisation de la violence. Quotidienne ou ludique la violence comme phénomène médiatique n’a, de fait, plus rien d’une épreuve unique, exceptionnelle et singulière en ceci qu’elle est immédiatement partagée, d’actualité et aussitôt critiquée par la société qui en est, à bien des égards, la contemporaine. Depuis les événements de la place Tien’anmen en 1989 jusqu’aux attentats du 11 septembre 2001 en passant par le phénomène Internet du Bum Fight et les jeux de guerre en ligne, la violence n’a plus pour seul témoin le protagoniste présent au moment des faits. Elle a désormais pour contemporaine une société de lecteurs, de spectateurs, de joueurs et d’internautes qui ne cesse de la reconfigurer selon qu’elle traverse tel ou tel appareil de médiation. La violence s’éprouve en «réseau» et son image s’inscrit de la sorte dans un parcours médiatique en permanente extrapolation. En ce sens, l’intérêt d’interroger l’apport des différentes pratiques médiatiques dans le processus de transmission de la violence tient également à la constante transfiguration de ses contours émotionnels.

 

Programmation du colloque

Cliquez sur le titre d'une communication pour accéder à l'archive texte.

 

Richard Bégin. «Happy Slapping: Du malaise des images à la figuration de la violence»

Daniel Bougnoux. «L’Homéopathie du Trauma»

Bernard Dagenais. «Pourquoi les médias aiment-ils tant la violence?»

Carolina Ferrer. «Le dictateur et la littérature hispano-américaine: balisage d’une zone dangereuse»

Émilie Houssa. «Violence d’une mémoire occultée»

Marie-Hélène Larochelle. «Violence et confession. Les combats de Grisélidis Réal»

Todd McGowan. «A Violent Ethics: Mediation and the Death Drive» 

Stephen Prince. «The Imaginary World of Media Violence»

Lucie Roy. «Fictionnalisation et historicisation ou le paradoxe de la violence (im)matérielle»

Licia Soares de Souza. «Les labyrinthes de la nouvelle violence urbaine dans les romans québécois et brésiliens»

Lucille Toth-Colombié. «Journal Télévisé ou infotainment?»

 

Organisation du colloque

Simon Brousseau est étudiant au doctorat en études littéraires à l’Université du Québec à Montréal. Il prépare une thèse, sous la direction de Bertrand Gervais, à propos du retour du sujet et de la problématisation de l'héritage postmoderne dans l'œuvre de l'écrivain américain David Foster Wallace. Il est le directeur adjoint de Salon double.

Bertrand Gervais est chercheur régulier de FIGURA, le Centre de recherche sur le texte et l’imaginaire. Il a été directeur du Centre de 1999 à 2015. Il est directeur du NT2, le Laboratoire de recherche sur les arts et les littératures hypermédiatiques. Il fait partie du programme de recherche interdisciplinaire RADICAL (Repères pour une articulation des dimensions culturelles, artistiques et littéraires de l'imaginaire contemporain). Il est professeur titulaire et enseigne au Département d'études littéraires de l'Université du Québec à Montréal. Il s’intéresse au roman américain contemporain, aux nouvelles formes fictionnelles, de même qu’aux théories sur l’imaginaire et ses figures.

Bernard Perron est professeur agrégé au département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques de l’Université de Montréal. Il a co-dirigé pour Routledge les anthologies The Video Game Theory Reader (2003) et The Video Game Theory Reader 2 (2008). Il a rédigé Silent Hill: Il motore del terrore (Costa & Nolan, Milan, 2006), une analyse de la célèbre série de jeux vidéo d’horreur. Il prépare actuellement l’anthologie Gaming After Dark. Essays on Horror Video Games (McFarland, à paraître en 2009). Ses recherches portent sur l’avènement du montage, sur la cognition, la narration et le jeu dans le cinéma narratif, ainsi que sur le cinéma interactif et le jeu vidéo. 

Lucie Roy est directrice du programme de cinéma de l'Université Laval dans lequel elle enseigne depuis nombre d'années. Si la sémiotique et la phénoménologie constituent ses trajectoires de recherche, les motifs d'analyse que sont la mémoire et l'imaginaire, le temps et l'espace ont longtemps été au coeur de ses préoccupations.  Ces motifs d'analyse ont, plus récemment, ouvert la voie de ses recherches sur le cinéma en tant qu'il constitue un véritable passeur d'idéologies. La communication qu'elle propose ici est exemplaire en ce qu'elle met en vitrine les inspirations ricoeuriennes qu'elle fait siennes.

 

Pour citer ce document:
Bégin, Richard, Bertrand Gervais, Bernard Perron et Lucie Roy, (org.). 2009. Figures de violence. Colloque organisé par Figura, Centre de recherche sur le texte et l'imaginaire. Montréal, 1 fév-30 avr 09. Document texte. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. <http://oic.uqam.ca/fr/evenements/figures-de-violence>. Consulté le 25 juillet 2017.