Cahiers Figura

Avant-propos: Poétiques de l'absence chez Marguerite Duras

Année de parution:
2012

Nombre de thèmes, de figures, de caractéristiques littéraires (narratives, énonciatives) permettent de lire, dans le corpus de Marguerite Duras, une interrogation constante sur l'identité, les rapports entre les sexes et la sexualité, l'enfance, la violence (et la criminalité), la folie, la possibilité ou non de raconter et donc, au final, d'écrire. De fait, chez Duras, l'écriture est un travail d'effacement continu, et le lieu d'un jeu de bascule entre le rien et le tout, le féminin et le masculin, le soi et l'autre, l'ici et l'ailleurs, le dicible et l'indicible... 

Ce qu'elle nomme une «écriture courante» est une écriture qui met en péril les formes (littéraires, journalistiques, cinématographiques), s'attaque à l'ordre et aux discours, met en scène un désordre spatial et temporel ainsi qu'une dépersonnalisation du sujet, échappant aux classifications et aux cristallisations. Comme l'écrit Michel de Certeau, Duras n'articule aucune méthode qui permettrait l'acquisition d'une vérité. Cette écriture du danger se niche plutôt aux limites du perceptible.

Suite en format pdf.

Numéro de la publication:
31
Pour citer ce document:
Boucher, Marie-Hélène, Eftihia Mihelakis et Martine Delvaux. 2012. « Avant-propos: Poétiques de l'absence chez Marguerite Duras ». Dans Poétiques de l'absence chez Marguerite Duras. Article d’un cahier Figura. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. <http://oic.uqam.ca/fr/articles/avant-propos-poetiques-de-labsence-chez-marguerite-duras>. Consulté le 20 juillet 2017. D’abord paru dans (Boucher, Marie-Hélène, Eftihia Mihelakis et Martine Delvaux (dir.). 2012. Université du Québec à Montréal, Montréal : Figura, le Centre de recherche sur le texte et l'imaginaire. vol. 31, p. 7-11).
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Figures et Imaginaires:
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