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Bouchard, Joëlle

L’Encyclopédie et le palimpseste. Des débordements de la mémoire à la réécriture du deuil dans «Méroé» d'Olivier Rolin

Retiré dans sa chambre de l’hôtel des Solitaires à Khartoum, le narrateur de Méroé, dont le soliloque habite tout l’espace de ce roman, voue à l’écriture une sorte de survie désoeuvrée dans laquelle il attend la police, ou il ne sait quoi d’autre encore, la fin du monde peut-être.
Rioux, Annie
Brousseau, Simon

Supercherie et mémoire littéraires chez Éric Chevillard et Enrique Vila-Matas

«La littérature est morte, mais l’immense foule de ses fidèles semble l’ignorer». C’est ce qu’écrit Dominique Maingueneau en ouverture de son dernier essai —geste d’énonciation fracassant s’il en est, qui ne vient pourtant qu’actualiser la thèse maintenant largement admise de l’effacement de la littérature dite majuscule.
Chassay, Jean-François

L'alpha et l'oméga. Le temps catastrophique dans «Des anges mineurs» d'Antoine Volodine

Des anges mineurs est un livre sur l’attente, sur un temps suspendu, où le monde se défait (a déjà été défait? Sera défait? On ne respecte pas ici la logique du temps linéaire). Mais dans ce monde qui ressemble au nôtre tout en l’exaspérant, les anges peuvent apparaître, comme chez Benjamin, comme des anges de l’histoire.
Carrières, Mélanie

Apparition des lieux dans «La Pleurante des rues de Prague» de Sylvie Germain

Sylvie Germain est l’auteur de plusieurs romans dans lesquels la nuit, comme métaphore de l’invisible et de l’insaisissable, occupe une place prépondérante. Dans La Pleurante des rues de Prague, la nuit s'oppose au jour, davantage associé à une possibilité de percevoir la réalité des choses.

Fictions de la ligne brisée: Typologie des mises en récit de l’oubli

Par quelles figures parvenons-nous à mettre en récit l’oubli? Sur quoi peuvent se déployer des fictions de l’oubli? Il faut voir d’emblée que raconter l’oubli est paradoxal, parce que le récit est le lieu par excellence de la mémoire. Raconter, c’est conserver, maintenir intact. Le récit est son propre palais de mémoire, puisqu’il organise des lieux ainsi que des espaces et il met en scène des personnages, des destinées. Dans ce contexte, les fictions de l’oubli sont des récits dont la reconstruction est malaisée, des narrations qui s’ouvrent sur des ruines qu’elles tentent de comprendre et d’interpréter afin d’en faire apparaître la part de vérité. Je tenterai ici d’en proposer une typologie, par le biais d’une série de motifs.

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