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Images en tr@nsit : territoires et médiums (article collectif)

Le programme de recherche international Images en tr@nsit : territoires et médiums, initié par le LESA (laboratoire d’études en sciences des arts, AMU, France), a pour objectif d’étudier les phénomènes actuels de déplacements, de transformations, de transcodages ou de recompositions des images. Pour en analyser les incidences esthétiques, socioculturelles et géopolitiques, ce champ de recherche tient compte des technologies innovantes relatives à la gestion des flux d’images entre divers territoires. Aujourd’hui

l’industrie de la communication fabrique des images en permanence, afin de véhiculer toutes sortes de récits médiatiques. Ce programme envisage principalement comment les artistes élaborent des espaces critiques et des contre-récits alternatifs, quels que soient leurs médiums et supports, en interrogeant

en tous sens les faits par la fiction et inversement.

 

Images en tr@nsit ne sépare pas recherche scientifique et recherche-création. En pleine transition numérique, comment artistes et théoriciens interrogent-ils la relation entre l’image et le réel. Dans quelle mesure spéculent-ils sur nos relations à l’instabilité des images ? En d’autres termes, si l’image devient de plus en plus ce qui constitue ou engendre le monde selon un mouvement incessant – ce qui lui ferait perdre sa secondarité – comment est-elle encore un outil critique de connaissance par l’art ?

 

Cet article s’articule en quatre parties :

 

1. Usages du document et compositing artistique à l’ère de l’instabilité des images

2. Images en transit et transmission : la question de l’archive

3. Émergence de nouveaux récits intermédiaux : translations et transpositions matérielles de l’image

4. Cartographies et territoires

Introduction

Le 13 décembre 2018 avait lieu une journée d’étude, « Paysages, parcours, cartes, habiter », dans le cadre du séminaire portant sur les pratiques sémiotiques de l’espace. Au fil des rencontres et des lectures, au détour des excursions, une réflexion commune émergeait, mettant en lumière la diversité des rapports singuliers à l’espace. Point d’orgue à cette longue déambulation théorique et pratique, ce carnet s’inscrit donc dans la continuité des explorations amorcées et travaille à ouvrir des horizons dans un domaine d’étude en pleine expansion.

C’est précisément ce mouvement d’expansion qui permet l’examen d’une grande diversité d’objets et de pratiques. Puisant dans différentes disciplines – géographie, géopoétique, philosophie, histoire de l’art – nous sommes parvenu.e.s à développer des outils d’analyse pouvant s’appliquer autant à des films, des jeux vidéo, des récits de voyage et des romans de tout acabit : science-fiction, littérature jeunesse, dystopie…

Un point commun : le mouvement. Qu’il s’agisse de parcours, d’exploration, de fuite ou de déménagement, les déplacements sont au cœur du rapport à l’espace. Cette fluidité du regard permet ainsi une appréhension autre du paysage, réduit la distance entre soi et le monde. À travers les registres de la mer, de la forêt, de la ville, de la banlieue, du village antillais, se dessine peu à peu une cartographie des modes d’habiter, entre intimité et immensité, entre ancrage et mobilité, entre mémoire et ménagement.

Laissez-vous donc inspirer, dériver à la lecture de ces réflexions qui, nous l’espérons, vous conduiront à redécouvrir vos pratiques spatiales familières. À moins qu’au cours de la traversée de ce cahier, l’appel du dehors se fasse entendre…

Le traitement des paysages dans "Into the wild" de Sean Penn

« Il parcourt les routes de l’Ouest, envoûté par les dimensions et la puissance du paysage, excité par de petites infractions à la loi, goûtant la compagnie d’autres vagabonds rencontrés en chemin et laissant les circonstances décider de sa vie » 

- Jon Krakauer

J’ai découvert le film Into The Wild grâce à une discussion avec mon père qui, pourtant cinéphile, m’avait fortement déconseillé de le regarder. Il m’avait confié sa déception en me résumant le scénario de cette manière : « il y est question d’un jeune idéaliste qui après avoir traversé les États-Unis va se perdre au fin fond de l’Alaska et meurt stupidement. Aucun intérêt. » L’adolescence et l’esprit de contradiction aidant, j’ai eu soudainement très envie de voir ce film, récit d’un voyage tragique. 

La circularité de l’espace dans "Paterson" de Jim Jarmusch

Dès ses premiers long-métrages au début des années 1980, Jim Jarmusch a su inscrire sa filmographie dans la continuité du courant postmoderne amorcé au tournant des années soixante, où rupture et métamorphose déconstruisent l’œuvre filmique pour la réagencer dans un nouveau souffle. 

Habiter la fuite: Pratiques spatiales de l'échappée

« Creo que todo va a salir bien para nosotros, Chauk. Vamos a llegar a donde queremos ir. »1 - Juan

« Car seul ce qui est lui-même un lieu […] peut accorder une place. » - Martin Heidegger

Il y a des réflexions qui forcent à partir, à ne pas rester ni dans une œuvre ni dans une théorie, mais à s’aventurer au-dehors, au risque de se fourvoyer et de se perdre. La réflexion que j’essaye de mener est de celles-là. Elle emprunte, au fond, les traits de ce qu’elle interroge : la fuite, l’échappée, traçant une ligne fragile entre deux lieux, l’un refusé, l’autre appelé, l’un inhabitable et l’autre rêvé.

Balade au coeur d'un territoire insoumis: Exploration d'"Area X" de Jeff Vandermeer

La Trilogie du Rempart Sud (The Southern Reach Trilogy, en langue originale) nargue l’appétit de domination et de contrôle que l’humain clame sur l’environnement. Notre monde, aujourd’hui cartographié jusque dans ses moindres aspérités, analysé par une multitude de domaines scientifiques, recèle de moins en moins de mystères. La tendance, présentement, est de prendre la planète pour acquise, tant et si bien que celle-ci en vient à s’estomper, devenant simple décor ou obstacle aux agissements humains. Or, dans sa trilogie, l’écrivain américain Jeff Vandermeer problématise l’indifférence face au territoire en faisant surgir, de manière arbitraire, un espace inconnu au cœur de l’ordinaire.

L'ennui en raison du monde virtuel limité dans le jeu vidéo "Skyrim"

En 2011, la compagnie Bethesda Softwork développe et publie le jeu vidéo The Elder Scrolls V : Skyrim,  réalisé par Todd Howard, un vétéran de l’industrie qui a travaillé sur plusieurs titres de la franchise. Il s’agit d’un jeu de rôle où l’exploration est au centre de la jouabilité. Le joueur est appelé à vaincre un dragon ancien, nommé Alduin (fig. 1) le dévoreur des mondes. Pour ce faire, le joueur doit amasser des artefacts de puissance et fortifier ses aptitudes guerrières ou magiques en découvrant la province du nord du monde de Tamriel : Skyrim.

 

"Pluie et vent sur Télumée Miracle" : Comment la terre antillaise et l’évolution des personnages féminins principaux s’entre-influencent à travers l’imaginaire culturel local

En 1972, Simone Schwarz-Bart écrit Pluie et vent sur Télumée Miracle, un roman important pour la représentation des femmes guadeloupéennes en littérature francophone. L’autrice prend en compte le passé de ses personnages féminins, ce qui les constitue, et raconte les épreuves qu’elles traversent au cours de leur vie d’une manière à la fois concrète et métaphorique, imprégnée de l’imaginaire local. 

Maison et frontières en transition dans "Into the forest" de Jean Hegland

« Home sweet home », « There’s no place like home », « Home is where the heart is »… Autant de dires populaires entendus encore et encore et qui positionnent la maison en tant que lieu par excellence du bien-être, du confort, de la protection. Mais qui dit maison dit aussi maison hantée, inquiétant familier voire même séquestration. Figure équivoque s’il en est une, la maison ouvre et ferme ses seuils, cache ou expose ses habitant.e.s, les enferme ou les abrite. Un excellent exemple de cette ambivalence des valeurs et fonctions associées à la maison peut être retrouvé dans le roman Into the forest de Jean Hegland. 

Dialectique de l'espace intime dans le roman "Chant pour enfants morts"

À l’instar du « champ littéraire [qui] se réorganise périodiquement par une redistribution des valeurs » (Boyer, 2008 : 20-21), les perspectives épistémologiques se chevauchent et se concurrencent en fonction d’enjeux paradigmatiques engendrant des approches et des courants théoriques. Suite au déclin du linguistic turn qui dominait les sciences humaines dans les années 1960, émerge, dans les années 1980, un tournant spatial (Collot, 2018 : 29) qui se développe considérablement autant en études culturelles (Mattelat et Neveu, 2010 : 104-105) que dans les sciences sociales en général (Besse, 2010 : 1). Cependant, ce tournant ne semble pas se manifester ad nutum en études québécoises.

"La longue route" de Bernard Moitessier: quitter la terre pour habiter la mer

« Je continue sans escale vers les îles du Pacifique parce que je suis heureux en mer, et peut-être aussi pour sauver mon âme. » (Moitessier, 2009 [1986] : 312) C’est par ces quelques mots écrits le 18 mars 1969 que Bernard Moitessier abandonne officiellement le Golden Globe Challenge, course autour du monde à la voile dans laquelle il s’est lancé le 22 août et qu’il est en passe de remporter. En gagnant cette course, Moitessier deviendrait le premier navigateur à effectuer un tour du monde en solitaire sans escale; partant, il entrerait dans l’histoire. 

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