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Conference

Portrait du savant en Janus: inquiétante étrangeté du scientifique contemporain dans la culture

Chassay, Jean-François
Cloutier, Marianne
Després, Elaine
Certaines figures mythologiques sont associées depuis longtemps au scientifique. Frankenstein, déjà, était sous-titré «Le Prométhée moderne». Ce nom est venu hanter les chercheurs responsables de la bombe nucléaire à Los Alamos, tout comme celui de Faust.
Roldan, Sébastien

Quand l'inconvenance est folie. Dynamiques culturelles de la fêlure dans «La Fortune des Rougon»

La «fêlure» transmise à sa descendance par Adélaïde Fouque, l’aïeule des Rougon-Macquart, affecte l’ensemble des membres des deux lignées issues d’elle, la légitime et l’illégitime, et constitue un moteur capital de l’économie romanesque des vingt tomes composant Les Rougon-Macquart. «La fêlure, c’est la bouche d’ombre par laquelle s’exprime l’origine; la fêlure, c’est la voix de l’originaire», écrit Françoise Gaillard au sujet de ce motif phare de l’écriture d’Émile Zola.
Sicotte, Geneviève

L'argent de Maupassant. Inconvenances intimes, familiales et sociales

Dans toutes les sociétés, l’argent fait l’objet de conventions, de prescriptions et d’interdits, il produit de l’imaginaire et des formes sociales spécifiques. Or une ambigüité, voire une contradiction, structure les représentations de l’argent dans le capitalisme moderne qui se met en place à partir de la Révolution industrielle. En effet, alors qu’il est en position de centralité dans la mentalité bourgeoise, en particulier grâce au développement de l’économie de marché, à la valeur nouvelle accordée au travail et à l’importance grandissante de la consommation, l’argent fait l’objet d’une retenue certaine dans les valeurs ouvertement exprimées de la frange la plus aisée de la bourgeoisie. Ainsi, au moment même où il acquiert dans l’histoire humaine une importance inédite, ceux qui en sont les mieux dotés nient ses dysfonctionnements, les déséquilibres qu’il produit, les injustices ou les malheurs qu’il engendre.
Pelletier, Sophie

Jeunes filles et vieilles filles. Autour de quelques inconvenantes chez Flaubert, Goncourt et Zola

«La différence entre une convention et un contrat», tel est le sujet de la première question que doit affronter Frédéric Moreau lors de son examen à l’École de droit, dans «L’Éducation sentimentale». Vu l’économie romanesque mise en place par Flaubert, qui réserve à Moreau nombre de projets abandonnés et d’occasions manquées, il n’y a rien d’étonnant à ce que le candidat —ému, puis «démoralisé» (ibid.)— rate sa réponse, et tout l’examen, d’ailleurs.
Dumoulin, Sophie

La «liaison inconvenable» dans «Adolphe» de Benjamin Constant. Entre le don et le contre-don

Après avoir passé une soirée en compagnie d’un ami de son père, Adolphe sillonne la campagne, retardant le moment de retourner auprès d’Ellénore, son amante. Il désire être seul. Il médite sur la "liaison inconvenable" qui le consume depuis maintenant trois ans et ressent plus que jamais l’oppression de son inaction dans une situation qui, il le sait, lui est préjudiciable.
Ménard, Sophie

Dons et gueulardises dans «L'Assommoir» de Zola

«Gervaise, très donnante de sa nature, lâchait, écrit Zola dans «L'Assommoir», à chaque instant des litres de vin, des tasses de bouillon, des oranges, des parts de gâteau». La dynamique narrative de ce roman de la socialité s'orchestrerait-t-elle autour de la problématique de la réciprocité? Associé, par les ethnologues, au maintien de l'ordre communautaire, l'échange symbolique, en tant que double obligation rituelle et contrainte sociale d'accepter, et, ensuite, de rendre, sous une forme différente et différée, les dons reçus, sera étudié ici dans son travail de configuration sémantique, discursive et poétique.
Cnockaert, Véronique
Pelletier, Sophie

Avant-propos. La convenance, géométrie variable et arithmétique sociale

«Ce qui est convenable, c'est de faire la grue, [...] et puis de rester à bavardichonner avec les personnes de son sexe», se plaint la jeune Renée Mauperin dans le roman éponyme; par contre, enchaîne-t-elle, «une chose [...] qui n'est pas convenable du tout, c'est de lire, il n'y a que deux and qu'on me permet les feuilletons dans le journal». On le sait, entre les revendications républicaines et les contraintes impériales, le XIXe siècle fut propice à une édification sans précédent de codes et de lois encadrant l'ordre des bonnes mœurs, mais aussi à une prolifération extraordinaire de manuels de bienséance.
Pelletier, Sophie

La pourriture des perles. Le désir de «Chérie»

En 1881, au début de La Maison d'un artiste, Edmond de Goncourt explique sa passion pour les bibelots et objets d'art: «Pour notre génération, la bricabracomanie n'est qu'un bouche-trou de la femme qui ne possède plus l'imagination de l'homme.» D'emblée, ce désintérêt affiché envers les femmes entre en contradiction avec le sujet principal de la quasi-totalité des romans qu'Edmond et son frère Jules ont fait paraître: que l'imagination des Goncourt ne soit plus "possédée" par la femme ne les a de toute évidence nullement empêché de faire le portrait des Germinie Lacerteux, Manette Salomon, Madame Gervaisais ou La Fille Élisa, vaste galerie d'héroïnes qui, de Soeur Philomène (une religieuse) à La Faustin (une femme de scène), semble chercher à épuiser tous les types féminins.
Ménard, Sophie

Démon du midi et crime canulaire. «La Petite Roque» de Maupassant

«La Petite Roque» de Maupassant, publiée en 1885, est l'histoire d'un crime, perpétré par le maire d'un village normand, M. Renardet, qui viole et assassine une paysanne, la petite Roque, âgée de douze ans. Après le meurtre, il est hanté par sa victime et finit par se suicider pour échapper à la hantise. Notre propos est de montrer que ce texte valorise une continuité entre les frontières de la nature et la culture, du domestique et du sauvage, des mondes des morts et des vivants, et, enfin, de la jeunesse et de la vieillesse.
Vinson, Marie-Christine

La promenade à l'envers sur l'âne. Une pratique coutumière, un motif folklorique, une scène de littérature de jeunesse

Le point de départ de cette réflexion est la découverte assez inattendue d'une illustration et d'un court texte rendant compte d'une pratique coutumière de genre charivarique dans un roman pour la jeunesse du XIXe siècle. Paru en 1868 chez Hachette dans la bibliothèque rose, «Diloy le chemineau» de la comtesse de Ségur donne à voir et à lire aux jeunes lecteurs une promenade à l'envers sur un âne ou asouade, scène rituellement organisée pour stigmatiser les maris battus par leurs femmes.
Roldan, Sébastien

Victimes d'eux-mêmes ou de l'espèce? Darwin et les suicidés du roman naturaliste

Darwinisme et littérature naturaliste vont de pair, semble-t-il. Le grand monument littéraire de cette école, «Les Rougon Macquart» d’Émile Zola, qui raconte en vingt volumes parus de 1871 à 1893 l’Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire, constitue sans doute la principale pièce à conviction d’une telle affirmation.

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