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Conference

Université du Québec à Montréal

Une littérature Antigone: écrire pour enterrer ses morts

Watthee-Delmotte, Myriam
Au fondement anthropologique, l’homme est le seul être vivant qui enterre ses morts. Au fondement de toutes les cultures, la littérature participe aux rites funéraires et à l’élaboration du deuil. Quelles spécificités le monde actuel présente-t-il à cet égard?
Pruneau, Jérôme

Art et anthropologie en dialogue: une résonnance réciproque pour comprendre le réel

Le dogme universitaire et son corollaire de l’écriture scientifique m’ont amené à m’éloigner d’un format académique pour me concentrer sur des projets anthropo-sensoriels de recherche-co-création. C’est le cas de l’exposition sur l’habitat traditionnel guadeloupéen que j’ai pu réaliser avec un artiste et dans laquelle nous avons pu explorer d’autres voies pour exprimer un contenu ethnographique différemment.

Müller, Bernard

L'ouvroir d’anthropologie potentielle, ou le terrain ethnographique comme «œuvre»

La relation ethnographique déclenche une exploration du monde étonnante. Elle favorise une approche à la fois intime et distanciée qui permet un échange d’une qualité extraordinaire, unique. Elle rapproche des mondes éloignés et rend l’ordinaire étranger. La rencontre avec cet autre qu’elle construit avec méthode nous révèle à nous-mêmes: non pas dans un solipsisme autobiographique mais par la compréhension et in fine la réduction de la différence de l’incommensurable variété humaine. Dans l’infinité de ses reflets labyrinthiques, ce jeu de miroirs dans lequel se perd la personne pour se fondre dans l’univers ou la «bibliothèque» (Borges: 1941), cette boucle entre particularités de la situation de la rencontre et universalité des possibles, m’a d’emblée séduit et convaincu de l’intérêt de cette curieuse discipline qu’est l’ethnographie. 

Saillant, Francine
Lapierre, Nicole
Müller, Bernard
Laplantine, François

Introduction. Les mises en scène du divers. Rencontre des écritures ethnographiques et artistiques

Les sciences sociales et en particulier l'anthropologie ont longtemps considéré les moyens dont elles disposent comme suffisants et adéquats pour décrire et traduire les mondes qu'elles exposent. Ces moyens, dans la plus pure tradition, sont l'écriture scientifique et les appareils conceptuels. Or, dans l'acte d'écriture, en passant du monde de l'expérience à celui de sa formalisation par le texte, la plupart des chercheurs ressentent, à un moment ou à un autre, que «quelque chose se perd».

Blanckeman, Bruno

Mirages de l'événement

Si l'on dit communément d'un livre qu'il fait événement, si l'on pense, encore plus communément, qu'un bon nombre de livres publiés constituent des non-événements, plus litigieuse semble l'appréhension de l'événement en sa qualité littéraire -production narrative et effet de fiction.
David, Sylvain

Critique figure / hâtive

Alors que le concept se veut un principe général, à l'aune duquel il est possible d'évaluer un fait singulier, la figure s'apparente davantage à une forme d'analogie: l'analyse qui fait recours cherche en effet à comprendre un phénomène obscur ou étrange -donc insaisissable- en assimilant celui-ci à la qualité principale, emblématique, d'un élément connu, aux contours et aux caractéristiques bien définis.

La guerre, le politique et le pédagogique, ou pourquoi la guerre devient un jeu d'enfant

(travail en cours)

La guerre semble être l'état naturel de l'homme, du moins c'est le stéréotype que l'histoire occidental nous a transmis. Il nous semble que ce mythe trouve un certain fondement dans la rationnalisation de la guerre en parallèle avec la rationnalisation de la démocratie. C'est pourquoi nous avons décidé de faire un tour d'horizon des historiens de la Grèce antique, afin de voir comment se met en place la première école de l'histoire, à savoir l'armée. L'extériorisation de la guerre, via la conjuration de la guerre civile qui représenterait l'état de nature de l'homme, se fera aussi par l'intériorisation de celle-ci via la règlementation de la guerre qui tend à lui donner un caractère ludique. L'aspect pédagogique viendrait alors du fait que la guerre se transmute en politique et ensuite en compétition pour les citoyens et futurs citoyens. Par contre, cela ne garantit pas que tous les nouveaux venus, les étrangers comme les enfants, s'intégrent au jeu ou en suivent les règles. 

Faire l'école buissonnière : du rite à sa subversion (Approche ethnocritique de "En sortant de l'école", de Jacques Prévert)

(Travail en phase de correction) 

Faire l'école buissonière semble un acte de désobéissance spontané, voire un acte de révolte contre l'ordre étabi. Nous posons l'hypothèse qu'il s'agit d'un jeu préparant un rite de passage à l'âge adulte. Le texte de Jacques Prévert, "En sortant de l'école", à la fois chanson enfantine, poème lyrique et récit initiatique, raconte un voyage imaginaire, cosmique, le tour du monde d'un groupe d'enfants dirigé par un "chemin de fer", à la fois canal et actant du récit. 

Partant de l'hypothèse de l'ethnocritique d'une homologie entre rite et récit, nous montrerons comment le récit poétique de Prévert fonctionne comme un rite de passage. L'auteur de "La chasse à l'Enfant" se fait-il le chantre du retour à l'ordre moral et à l'ordre social ? L'auteur du "Cancre" deviendrait-il le tabellion de l'entrée dans l'âge de raison, qui est d'abord l'âge de la raison graphique ? Le récit subvertit en douceur le rite dont il garde le sens (la direction, le but et la signification), en retardant au maximum son étape finale, celle du retour

Les règles de l’ensauvagement expliquées aux enfants par les lions (Approche ethnocritique du Roi Lion)

Travail en cours, participatif (ouvert à tous)

 

Le dessin animé de Walt Disney Le Roi Lion (1994) aurait-il fait l’éducation de la génération née avec la mondialisation, comme l’Iliade et l’Odyssée avaient fait, selon Aristote, celle de la Grèce dans l'Antiquité ? Ce dessin animé est devenu un film culte, au sens où il a durablement façonné les représentations de toute une génération, née dans les années 80, frappée par le « malaise dans la civilisation », et éduquée par les seules productions américaines et japonaises.

Partant de l’hypothèse de l’ethnocritique, qui établit une relation d’homologie entre rite et récit, nous montrerons que ce dessin animé, prenant comme toile de fond un royaume animal dans une Afrique mythique, montre comment l’on devient homme, aux enfants de l’un et l’autre sexe, et de tous les pays. Le Roi Lion montre que la joyeuse et mélancolique phase de marge, qui caractérise le jeune homme-lion, entre l’enfance et l’âge adulte, est une étape indispensable mais nécessairement limitée dans le temps, afin de trouver sa place dans le cycle de la vie.

"Tirer un coup" : De l'expression idiomatique à la logogenèse (Approche ethnocritique du film Full Metal Jacket)

(Première version achevée, en attente de corrections et d'ajouts) 

L'expression "tirer un coup" est chocante, moins par ce qu'elle désigne que par la façon qu'elle a de le nommer. Si le mot est plus troublant que la chose, c'est que le signifiant présente à la conscience un refoulé qu'elle ne veut pas entendre. En analysant cette expression interdite dans toute société civilisée, nous l'identifions comme révélatrice d'un état de marge propre au jeune homme. Cette expression qui structure inconsciemment notre rapport au monde est révélatrice des névroses que suscite l'idéal de virilité produit par notre civilisation. Le non-civilisé absolu est donc le produit de la civilisation. 

En reprenant la notion de "logogénèse" forgée par Jean-Marie Privat, nous montrerons que l'expression "tirer un coup" offre des motifs sémantiques et un univers symbolique culturellement réglé, qui serviront de base et de toile de fond au film de Stanley Kubrick Full Metal Jacket (1987). Ce film, qui met en scène les tentatives de passage de jeunes hommes à l'état d'homme, est composé de deux parties, de deux décors : le camp de formation, puis le Viêt-Nam ; la toile de fond commune, c'est moins la guerre que la langue. Nous ne posons pas la question Que dit le film sur la guerre ?, mais Que montre la guerre sur le "dire" ? 

Kubrick, loin d'illustrer ou de mettre en scènes l'expression "tirer un coup", interroge la matière même du langage, son tissu propre qui sert de matière première à la bobine de son film. Full Metal Jacket est, littéralement, une mise en pièces de la pulsion mortifère que dévoile l'expression, révélant au spectateur que le malaise dans la civilisation n'est pas un mal étranger à elle, mais tissé dans les mailles du langage qui la constitue. Ainsi pourrons-nous percevoir ce qui fait la spécificité de l'art, en quoi il se distingue des logiques d'adhésion pulsionnelle qui fondent le discours publicitaire ou les produits du show-buisness ; de là, nous pourrons penser le rôle que peut jouer l'art dans la civilisation. 

« Autoportraits robots » de Leandro Berra : le problématique « apparaître » à soi-même du corps

Dans Autoportraits robots (2005), Leandro Berra a demandé à des personnes volontaires de son entourage de réaliser leur portrait-robot à l’aide d’un logiciel destiné à cet usage, mais sans avoir recours à un tiers, une photographie, ou un miroir. Par la suite, Berra a pris chaque participant en photo de façon à juxtaposer les deux portraits, réel et virtuel. Ce qui frappe à la vue des diptyques, c’est le manque flagrant de ressemblance entre les autoportraits, ce qui n’est pas sans soulever plusieurs questions.

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